Origines
BOBILLIER-CHAUMON (Chaumont) – 1594 au Bois du Four. Comme les autres Bobillier, les Bobillier-Chaumont travaillent le fer. Le 6 décembre 1594, «honorable» Guillaume Bobiliere dit du Chomont, du Bois du Four vend à Étienne Bobillier dit Boebe un maisonnement à la Grand’Combe sur lequel sont assis un moulin, une foulle, une rabatte, une forge et un martinet, pour trois cents francs. Le personnage central de la famille est Pierre Bobillier-Chaumont, 1623-1721, fondateur de la chapelle de Cornabey, marié trois fois, la troisième à l’âge respectable de 93 ans, et qui, de ses trois mariages, eut quinze enfants.
Dans les archives
Procès et enquêtes édifiants devant la justice seigneuriale de Morteau puis au bailliage de Pontarlier où l’on voit le patriarche de Cornabey en guerre contre ses fils.
1 juillet 1718
Plainte de Pierre Bobilliere Chomond, de Cornabez, munnier et au nom de Françoise Comte1
Contre
Claude Bobilliere Chomond son fils
Pour le soir du 17 mai 1716 il entra dans la maison du complaignant fort en colère, un gros tricot ou baton à la main, saisit ladite Comte pour lors fiancée avec le complaignant, la jeta par terre, plusieurs coups de tricot sur les bras et les reins, coups de pieds dans le ventre et sans le secours de plusieurs personnes il l’aurait tuée ainsi qu’il l’avait menacée, dit plusieurs injures, entre autres « putain » et ayant rencontré son père, lui dit que s’il épousait ladite Comte il jurait et ferait le serment qu’il la tuerait. Ladite Comte fort malade et alitée.
Condamné à demander pardon audit Pierre Bobilliere Chomond son père et ladite Françoise Comte son épouse.
Intérêts civils à cinquante livres.
Amende de 20 livres envers le seigneur.
Dépens à 42 livres dix sols.
La suite se joue au bailliage de Pontarlier :
L’entête est manquante mais fait suite au procès de 1718 entre Pierre Bobillier Chomond et Antoine et Claude Joseph Bobillier Chomond ses fils.2
Pierre Bobillier Chomond produisant
Contre
Antoine et Claude Joseph Bobillier Chomond ses fils.
Témoins de l’enquête :
- François Mercier Suzanne, de Cornabey, laboureur, 55 ans. Certain jour du mois de mai 1716 se rencontra avec Claude Joseph Chaumont cette part défendeur. A oui dire de plusieurs personnes que ledit Claude Joseph avait menacé de bruler la maison de son père c’est-à-dire son moulin où il résidait à Cornabey. A oui dire à Antoine Chomond codéfendeur qui’il avait brisé les vitres du moulin de son père et cassé son étaing, à quoi le déposant a répondu « vous n’avez pas bien fait ».
- François Gataillot, de Cornabey, quartier de Montlebon, laboureur, 60 ans. Claude Joseph Chomond était entré dans la maison de son père et avait maltraité sa femme à coups de bâtons.
- Philippe Mercier Suzanne, de Cornabey, laboureur, 50 ans. Est voisin du produisant. Claude Joseph Chaumont dans la maison du déposant ou tenant ses heures en main il jurat sur lesdites heures que ledit Chaumont son père ne posséderait jamais ladite Comte sa femme. Le bruit courait qu’il avait battu ladite Comte.
- Hugues Roussel Delif, de Cornabey, pescheur, 65 ans. Certain jour du mois de mai 1716 Claude Joseph Chomont défendeur entré dans la maison du déposant tenant un gros baton aurait avoué que c’était le même baton avec lequel il avait battu la Comte, qu’est le terme dont il se servit en parlat deladite femme de sondit père, dit de plus que ledit Claude Joseph Chomont tenait des heures à la main, avait juré sur lesdites heures que jamais son père ne posséderait la Comte sa femme. Antoine Chomont cette part défendeur a dit plusieurs fois que son père était un vieux sabottier, un vieux paillard, qu’il ne croyait jamais que ce fut son père et qu’il se regardait comme un battard.
- Joseph Roussel Delif, de Cornabey, laboureur, 56 ans. Certain jour du mois de mai etc Antoine Bobillier entra dans sa maison, dit que son père était un vieux fol, un vieux paillard, un vieux putassier, pantagruel père des voleurs, sabottier et plusieurs autres injures. Sur ce que son père avait dit qu’il les voulait faire pendre, dit qu’il l’accuserait luy et sa femme d’avoir voulu perdre son premier enfant.
- Antoine Joseph Menier, de Chinard, charpentier, 56 ans
- Antoinette Agnès Vermot Groshuguenin fille d’Anatoile Vemrot Groshuguenin, de Cornayet, 23 ans. Certain jour du mois de mai 1716 se rencontra dans la maison du produisant environ les sept heures du soir où entra Claude Joseph Chomont lequel dit à la Françoise Comte fiancée du produisant et à présent sa femme tout ému de colère que l’on disait qu’elle voulait épouser son père et la renversa par terre lui donna plusieurs coups du gros baton qu’il tenait et desquels coups ladite Comte fut toute noire tant sur les bras que sur les cuisses, ce qui l’obligea de quitter la maison du produisant pour s’en aller demeurer ailleurs.
- Françoise Roussel Delif fille de Pierre Joseph Roussel Delif, de Cornabey, 25 ans. Certain jour de 1717 Claude Joseph Chomont dit que si le vent avait été favorable il aurait brule la maison de son père. Fiancailles en mai 1716
- Gertrude Roy, de Montlebon, 26 ans.
- Suzanne Delea, de Grenoble, résidant à Cornabey, 25 ans. Elle vit à 7 heurs du soir Claude Joseph Chomont qui paraissait fort en colère, tenant un gros baton à la main, entrer dans la maison de son père et sorti en chassant à coups de baton la Françoise Comte fiancée de sondit père, elle le vit lacher deux ou trois coups de son baton lui disant « foute cagne veux tu toujours épouser mon père » laquelle déposante alla chercher le père du codéfendeur qui était à la chapelle de Cornabey lui dire de venir secouri la servante que son fils battait. Elle ouit dire la servante qu’elle avait débagagé une nuit sur les menaces que l’on avait fait de bruler la maison dudit sieur Bobillier. Le jour des fiancailles elle vit entre Antoine Chomont codéfendeur et casser toutes les fenêtres, rompant son étain.
à suivre …
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