{"id":218,"date":"2024-02-22T07:14:28","date_gmt":"2024-02-22T06:14:28","guid":{"rendered":"https:\/\/numa-monneret.fr\/?p=218"},"modified":"2025-01-05T16:59:58","modified_gmt":"2025-01-05T15:59:58","slug":"cairey-remonnay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/2024\/02\/22\/cairey-remonnay\/","title":{"rendered":"CAIREY-REMONNAY"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Origines<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>CAIREY-REMONNAY&nbsp;\u2013 D\u00e9but XVIIe&nbsp;s. \u00e0 Montlebon. Au XVIe&nbsp;s., de nombreuses familles Sire prennent des surnoms \u00e0 Derri\u00e8re-le-Mont, quartier de Montlebon, dans le Val de Morteau. L\u2019une d\u2019elles devient Sire-Cairey, puis Sire-Cairey-Remonnay. Finalement, au si\u00e8cle suivant, le patronyme initial dispara\u00eet pour laisser Cairey Remonnay, et m\u00eame tr\u00e8s souvent Remonnay tout court dans les si\u00e8cles suivants. Le 23 mai 1591, Guillaume fils fut Pierre Sire Cayrez, de Montlebon, et l\u2019Anne Millon sa femme et l\u2019Antoine3&nbsp;Prenel, veuve de fut Girardot Sire Cayrez vendent \u00e0 condition de r\u00e9achat de six ans aux fr\u00e8res Fauche un meix situ\u00e9 \u00e0 la Montagne de Montlebon, dit \u00abCernus au Nye\u00bb conte- nant environ vingt journaux pour la somme de six vingt dix francs (130 fr.). C\u2019est justement au Cernaunier que l\u2019on trouvera par la suite la ferme familiale reconstruite au XVIIIe&nbsp;si\u00e8cle et la chapelle construite par l\u2019abb\u00e9 Remonay, cur\u00e9 des Fontenelles au XIXe&nbsp;si\u00e8cle.<sup data-fn=\"31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c\" class=\"fn\"><a href=\"#31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c\" id=\"31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c-link\">1<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avant l&rsquo;apparition du nom double<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les porteurs du patronyme REMONNAY sont nombreux en Franche-Comt\u00e9, les CAIREY-REMONNAY eux aussi ne sont pas rares, et si l&rsquo;on peut penser que les premiers ne seraient pas surpris d&rsquo;avoir une origine commune avec les seconds, ils seront sans doute les uns et les autres \u00e9tonn\u00e9s d&rsquo;apprendre que leurs anc\u00eatres s&rsquo;appelaient :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; SIRE au quatorzi\u00e8me si\u00e8cle,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; SIRE JOLY au quinzi\u00e8me si\u00e8cle,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; SIRE JOLY dit CAREY au d\u00e9but du seizi\u00e8me si\u00e8cle,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; SIRE CAIREY \u00e0 la fin du seizi\u00e8me si\u00e8cle,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; SIRE CAIREY REMONNAY au d\u00e9but du dix-septi\u00e8me si\u00e8cle,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; CAIREY REMONNAY depuis le milieu du dix-septi\u00e8me si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque contemporaine,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; REMONNAY pour certaines branches, \u00e0 partir du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous commencerons donc cette \u00e9tude sur la famille CAIREY REMONNAY du Val de Morteau par quelques rep\u00e8res chronologiques sur les SIRE.<\/p>\n\n\n\n<p>Le juin 1389 dans le plus ancien document nous donnant une liste de chefs de famille du Val de Morteau, tir\u00e9 du Livre Noir, est cit\u00e9 Perrin li SIRE.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 22 d\u00e9cembre 1462 est nomm\u00e9 Girard SYRE.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve aussi dans le Val de Morteau des COMTE et des ROY, et il semble bien qu&rsquo;il faille y voir, comme dans d&rsquo;autres r\u00e9gions d&rsquo;ailleurs, des sobriquets d\u00fbs \u00e0 l&rsquo;esprit moqueur des habitants d&rsquo;alors.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est en 1490 que nous pouvons localiser les SIRE dans le Val de Morteau grace \u00e0 un compte de la Seigneurerie qui nous est heureusement parvenu. Tous les hommes de quinze \u00e0 cinquante ans susceptibles de fournir la corv\u00e9e de faux sont nomm\u00e9s par famille. On trouve cinq familles SIRE dans le Val, toutes install\u00e9es dans le quartier de Montlebon.<\/p>\n\n\n\n<p>1. Girard fils Perrot SIRE et son fils Jehan.<\/p>\n\n\n\n<p>2. Girard SIRE JOLY et ses quatre fils, Girard, Pierre, Perin, et Guillaume.<\/p>\n\n\n\n<p>3. Jehan fils de Guiot SIRE et trois fils, Jehannot, Jehan, et Antoine.<\/p>\n\n\n\n<p>4. Antoine fils de Estienne SIRE;<\/p>\n\n\n\n<p>5 Vuillemin SIRE et deux fils Vuillemin et Pierre.<\/p>\n\n\n\n<p>On remarque qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 paru n\u00e9cessaire aux contemporains de distinguer deux Girard SIRE en formant le nom compos\u00e9 SIRE JOLY. On avait pris l&rsquo;habitude de distinguer deux pr\u00e9noms homonymes en pr\u00e9cisant le nom du p\u00e8re, mais comment faire quand les p\u00e8res poss\u00e9daient le m\u00eame pr\u00e9nom ? D&rsquo;o\u00f9 la formule souvent utilis\u00e9e par la suite dans le Val de Morteau consistant \u00e0 accoler le nom de famille de la m\u00e8re au patronyme paternel. Il se trouve que la famille JOLY est bien repr\u00e9sent\u00e9e dans le quartier de Montlebon, \u00e0 Derri\u00e8re le Mont, plus pr\u00e9cis\u00e9ment (onze hommes sur les vingt cit\u00e9s) et on peut donc penser que Girard SIRE JOLY est fils d&rsquo;une JOLY ou a \u00e9pous\u00e9 une JOLY.<\/p>\n\n\n\n<p>Une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, c&rsquo;est \u00e0 dire environ une g\u00e9n\u00e9ration, dans un jet de 1517, sur quarante six \u00ab\u00a0contribuables\u00a0\u00bb, on trouve quatorze SIRE dont Jehan SIRE QUARE, avec qui appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois le surnom QUARE, que l&rsquo;on trouvera le plus souvent orthographi\u00e9 CAREY, puis au si\u00e8cle suivant CAIREY. On note aussi l&rsquo;apparition des SIRE le PELIER et des SIRE de la FONTAINE.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le surnom PELIER, est sans doute d\u00fb \u00e0 la profession de tanneur de ce Jehan SIRE qui le porta pour la premi\u00e8re fois, si le surnom \u00ab\u00a0de la FONTAINE\u00a0\u00bb marque la localisation de Guillame SIRE de la FONTAINE, premier du nom, l&rsquo;origine du surnom CARE est plus obscure. L&rsquo;hypoth\u00e8se la plus probable semble le mariage d&rsquo;un SIRE JOLY avec une CARE. Il n&rsquo;y avait pas de CARE au Val de Morteau, mais on les trouvait dans le Val de Vennnes, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Grand Fontaine village limitrophe du Val de Morteau.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous noterons encore l&rsquo;apparition vers la m\u00eame \u00e9poque des SIRE ROUGNON (mari\u00e9 \u00e0 une ROUGNON), SIRE ROUSSOT (au cheveux roux), SIRE du RONDOT( de la ferme du Rondot), SIRE GREUX (?) et nous contenterons pour la suite de suivre les SIRE CAIREY.<\/p>\n\n\n\n<p>Un censier commenc\u00e9 vers 1520 et qui fut utilis\u00e9 pendant pr\u00e8s d&rsquo;un demi-si\u00e8cle va nous aider \u00e0 suivre cette branche.<\/p>\n\n\n\n<p>Le folio 33 du quartier de Montlebon est consacr\u00e9 \u00e0 Pierre fils de feu Pierre SYRE JOLY dict CAREY de Derri\u00e8re le Mont.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;intitul\u00e9 est int\u00e9ressant car ce Pierre SYRE JOLY dict CAREY est localis\u00e9 \u00e0 Derri\u00e8re le Mont mais encore comptabilis\u00e9 \u00e0 Montlebon m\u00eame. Or en 1523 c&rsquo;est Jehan JOLY, beau-p\u00e8re de Pierre SYRE, qui paie pour lui et on a d\u00e9j\u00e0 vu que les JOLY sont bien implant\u00e9s \u00e0 Derri\u00e8re le Mont. On comprend alors que Pierre SYRE JOLY \u00ab\u00a0s&rsquo;est mari\u00e9 gendre\u00a0\u00bb \u00e0 Derri\u00e8re le Mont \u00e0 cette \u00e9poque, et c&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 qu&rsquo;il faut voir l&rsquo;installation des anc\u00eatres des REMONNAY au Cernaunier.<\/p>\n\n\n\n<p>Plut\u00f4t que de suivre ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e les \u00ab\u00a0solvit\u00a0\u00bb, c&rsquo;est \u00e0 dire les \u00ab\u00a0a pay\u00e9\u00a0\u00bb, de tel ou tel membre de la famille, r\u00e9sumons par un tableau g\u00e9n\u00e9alogique les renseignements apport\u00e9s par ce document.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Girard SYRE JOLY n\u00e9 vers 1450 de Montlebon<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre SYRE JOLY dict CAREY n\u00e9 avant 1475 mort avant 1523 de Montlebon.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Pierre ou Pierrot \u00b0 vers 1500 \u00dd avant 1561 de Derri\u00e8re le Mont mari\u00e9 vers 1520 \u00e0 Jehanette JOLY fille de Jehan<\/li>\n\n\n\n<li>Jehan<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Enfants de Pierre et Jehanette<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Jacque<\/li>\n\n\n\n<li>la Jacque<\/li>\n\n\n\n<li>la Claude<\/li>\n\n\n\n<li>Claude<\/li>\n\n\n\n<li>Guillaume<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Guillaume SYRE JOLY dit CAREY , appel\u00e9 parfois Guillaumot, est cit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans le censier en 1561 comme fils de feu Pierrot CAREY; Pierrot CAREY est sans doute mort depuis plusieurs ann\u00e9es, car depuis 1542 c&rsquo;est toujours l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ses enfants qui r\u00e8gle les charges, voire d&rsquo;autres encore, comme en 1547, o\u00f9 c&rsquo;est Jehan fils de Besan\u00e7on BALLANCHE, qui paie.<\/p>\n\n\n\n<p>En cette fin de seizi\u00e8me si\u00e8cle, les SYRE sont particuli\u00e8rement nombreux, ou tr\u00e8s mauvais payeurs, car sur cent-vingt excommunications pour dettes prononc\u00e9es peu avant 1577 contre des habitants de Montlebon, dix-neuf concerne des SYRE soit pr\u00e8s de 16 % . Il faut dire qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque on excommuniait avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante et souvent pour des somme d\u00e9risoires, si bien que le Parlement de Dole diligenta une enqu\u00eate en vue de r\u00e9primer ces abus, et c&rsquo;est par cette enqu\u00eate que nous est parvenue la liste des excommuni\u00e9s du Val de Morteau.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume SIRE CARREY, fils de feu Pierre a sans doute lui aussi besoin d&rsquo;argent, car le 23 mai 1590, par devant le notaire Boudot, conjointement avec Anne MILLON, sa femme, il vend \u00e0 r\u00e9achat pour six ans une maison \u00e0 la Montagne de Montlebon, au \u00a0\u00bb Cernuz au Nye\u00a0\u00bb avec 20 journaux pour la somme de six vingt dix francs.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet acte qui nous est parvenu gr\u00e2ce au contr\u00f4le du lods, l&rsquo;enregistrement de l&rsquo;\u00e9poque, est particuli\u00e8rement important \u00e0 plus d&rsquo;un titre, pour l&rsquo;\u00e9tude de la famille REMONNAY avec la premi\u00e8re mention du Cernaunier, berceau de la famille, o\u00f9 les SIRE CAIREY \u00e9taient donc d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s d\u00e8s le milieu du seizi\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait que le toponyme \u00ab\u00a0le Cernuz au Nye\u00a0\u00bb, ne se soit pas encore contract\u00e9 en \u00ab\u00a0Cernaunier\u00a0\u00bb permet d&rsquo;\u00e9clairer son \u00e9tymologie. En 1389, dans la premi\u00e8re liste d&rsquo;habitants du Val de Morteau, appara\u00eet Vuillemin le NYE. On sait qu&rsquo;un cernu ou cerneu est un d\u00e9frichement, comme au Cerneux P\u00e9quignot voisin, par exemple, et la tentation est donc grande de voir en ce Vuillemin le NYE, le d\u00e9fricheur de ce qui allait devenir le \u00ab\u00a0Cernuz au Nye\u00a0\u00bb, puis au dix-septi\u00e8me si\u00e8cle le Cernaunier.<\/p>\n\n\n\n<p>Revenons \u00e0 Guillaume SIRE CAIREY, qui avait vendu \u00e0 r\u00e9achat, c&rsquo;est \u00e0 dire avec facult\u00e9 de le r\u00e9acheter dans les six ans suivants, son meix du Cernaunier, ce qu&rsquo;il fit sans doute, puisque le Cernaunier resta dans la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est sans aucun doute ce m\u00eame Guillaume SIRE CAIREY de Montlebon, qui fait un \u00e9change le 16 octobre 1548 avec Estienne et Jean FAUCHE. La lettre d&rsquo;\u00e9change faite par devant le notaire MUSY, para\u00eet encore assez importante \u00e0 la famille CAIREY REMONNAY en 1706 pour \u00eatre conserv\u00e9e dans les papiers de famille. On tient d\u00e9j\u00e0 dans cet acte un indice de l&rsquo;identit\u00e9 entre CAIREY REMONNAY et SIRE CAIREY. On peut aussi penser que si les CAIREY REMONNAY, ont jug\u00e9 bon de conserver un tel document, c&rsquo;est qu&rsquo;il \u00e9tait pr\u00e9cieux, comme acte de propri\u00e9t\u00e9, mais aussi parceque le premier possesseur, Guillaume SIRE CAIREY \u00e9tait sans doute leur anc\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume SIRE CAIREY vit encore en 1600, date particuli\u00e8rement importante pour les habitants du Val de Morteau, c&rsquo;est en effet cette ann\u00e9e-l\u00e0 qu&rsquo;ils sont affranchis solemnellement de la mainmorte par le Seigneur eccl\u00e9siastique. Guillaume SIRE CAIREY est encore en vie, il est le seul porteur du patronyme \u00e0 Derri\u00e8re le Mont et paie 8 F 12 pour l&rsquo;affranchissement de sa communion.<\/p>\n\n\n\n<p>Il dispara\u00eet sans dout au tout d\u00e9but du dix-septi\u00e8me si\u00e8cle, et avec lui va bient\u00f4t sombrer dans l&rsquo;oubli l&rsquo;ancien patronyme SIRE, pour laisser la place \u00e0 REMONNAY comme nous allons le voir dans le chapitre suivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude et Blaise CAIREY REMONNAY vivent en communion jusqu&rsquo;au vingt-cinq juin 1647, date \u00e0 laquelle ils partagent leurs biens devant le notaire Benigne GUYOT. Claude s&rsquo;est mari\u00e9 deux mois auparavant et tient sans doute \u00e0 mener ses affaires seul, esp\u00e9rant bient\u00f4t voir s&rsquo;agrandir sa famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Claude n&rsquo;eut pas d&rsquo;enfants de son mariage avec Marguerite BOURNEL. En effet, cette derni\u00e8re r\u00e9dige son testament le premier f\u00e9vrier 1689. Elle est dite veuve de Claude CAIREY REMONNAY et institue son fr\u00e8re Guillaume BOURNEL dit GAY, son h\u00e9ritier. Il est clair que si le couple avait eu des descendants, l&rsquo;h\u00e9ritage de la m\u00e8re ne serait pas all\u00e9 \u00e0 leur oncle; on n&rsquo;en rel\u00e8ve d&rsquo;ailleurs pas trace dans les registres paroissiaux de Morteau. Claude CAIREY REMONNAY \u00e9tait sans doute mort depuis de nombreuses ann\u00e9es. Il est parrain de son neveu Claude le 3 f\u00e9vrier 1662 puis n&rsquo;apparara\u00eet plus. Quant \u00e0 Marguerite BOURNEL, elle devait \u00eatre d\u00e9j\u00e0 gravement malade lors de la r\u00e9daction de son testament, car la publication eut lieu le vingt mars 1689, peu apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est donc \u00e0 Blaise qu&rsquo;advint la responsabilit\u00e9 d&rsquo;assurer la post\u00e9rit\u00e9 des CAIREY REMONNAY.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand il se marie le trois mars 1659 avec Claude BRUTILLOT DAMEY cette derni\u00e8re a 23 ans. Une enqu\u00eate de 1692  la donne alors pour laboureuse, veuve de Blaise CAIREY REMONNAY, \u00e2g\u00e9e de 56 ans. Elle est donc n\u00e9e vers 1636, au d\u00e9but de la Guerre de Dix ans. Ses parents, Blaise BRUTILLOT DAMEY et Rose JEAN GIRARD s&rsquo;\u00e9taient mari\u00e9s par contrat, devant le notaire Fran\u00e7ois ABRYOT le vingt-six octobre mille six cent trente trois. Claude BRUTILLOT fut l&rsquo;unique enfant de ce mariage, sa m\u00e8re Rose JEANGIRARD n&rsquo;ayant pas surv\u00e9cu aux d\u00e9sastres de ces ann\u00e9es terribles. D\u00e8s la guerre termin\u00e9e, Blaise BRUTILLOT DAMEY, qui est encore dans la force de l&rsquo;\u00e2ge, se remarie avec Fran\u00e7oise JEAN GUYOT dont il aura au moins cinq enfants, dont Jean et Blaise, fondeurs de cloches r\u00e9put\u00e9s, qui fondent en 1689 le gros bourdon de 5960 livres de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand Blaise CAIREY REMONNAY est-il n\u00e9 ? Le fait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas cit\u00e9 \u00e0 la montre d&rsquo;armes de 1632 laisse \u00e0 penser qu&rsquo;il est plus jeune que son fr\u00e8re Claude, qui s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs mari\u00e9 douze ans avant lui. Comme son p\u00e8re est mort avant 1633 Blaise est donc n\u00e9 dans la p\u00e9riode 1620-1630.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est donc probablement pas lui mais sans doute un de ses proches parents, ce Blaise QUAIREY, du Val de Morteau, qui \u00e2g\u00e9 de 56 ans en 1666, donc n\u00e9 vers 1610, a r\u00e9tabli une arcade du pont de la ville de Baume en 1665. Pourtant Blaise CAIREY REMONNAY est sans doute charpentier comme le seront apr\u00e8s lui ses fils.<\/p>\n\n\n\n<p>De son mariage avec Claude BRUTILLOT DAMEY, il eut au moins dix enfants :<\/p>\n\n\n\n<p>1. Marguerite n\u00e9e 1\/10\/1660<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Pierre ROY<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Marguerite BOURNEL<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9 pc 4\/07\/1690 par devant Bertin, notaire, avec Antoine VERMOT GROSJEAN<\/p>\n\n\n\n<p>2. Claude n\u00e9 3\/02\/1662<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Claude CAIREY REMONNAY<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Claude Jeanne BRUTILLOT DAMEY<\/p>\n\n\n\n<p>Sans doute mort en bas \u00e2ge<\/p>\n\n\n\n<p>3. Etiennette n\u00e9e 8\/02\/1664<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Antoine REUILLE<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Etiennette BORNEL<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9e pc 28\/10\/1695 re\u00e7u de Vernier, notaire, avec Fran\u00e7ois ROUSSEL BOSSON<\/p>\n\n\n\n<p>4. Blaise n\u00e9 ca 1666, \u00dd 1706 Charpentier<\/p>\n\n\n\n<p>5. Blaise (a) n\u00e9e1668<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9e pc 16\/07\/1703 re\u00e7u de Vernier, notaire, avec<\/p>\n\n\n\n<p>Antoine BOISTON fils de Claude de Derri\u00e8re le Mont.<\/p>\n\n\n\n<p>6. Claude n\u00e9 ca 1670, \u00dd 1725<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9 pc 15\/08\/1714 devant Reuille, notaire, avec Jeanne PRENEL<\/p>\n\n\n\n<p>7. Claude Joseph n\u00e9 4\/11\/1673,<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Claude SYRE<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Fran\u00e7oise HUMBERT PRENEL<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9 Jeanne BOILLOD<\/p>\n\n\n\n<p>8. Adrienne n\u00e9e 3\/10\/1675<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Blaise DAMEY<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Adrienne ROUGNON<\/p>\n\n\n\n<p>mari\u00e9 pc 26\/01\/1700 re\u00e7u de Vernier, notaire, avec Etienne MOYSE PHILIBERT<\/p>\n\n\n\n<p>9. Pierre Antoine n\u00e9 3\/04\/1678<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Pierre ROUGNON<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Antonia BORNEL<\/p>\n\n\n\n<p>Sans doute mort en bas \u00e2ge<\/p>\n\n\n\n<p>10. Blaise Antoine n\u00e9 19\/03\/1679, \u00dd avant 1706<\/p>\n\n\n\n<p>Parrain : Blaise FEUVRIER<\/p>\n\n\n\n<p>Marraine : Jeanne ROUGNON<\/p>\n\n\n\n<p>Le dix-neuf mai 1682, Blaise CAIREY REMONNAY ach\u00e8te une terre pour trois cents francs \u00e0 Antonia VERMOT GROS HUGUENIN. Le contrat est sign\u00e9 devant le notaire Vernier. Et le m\u00eame jour l&rsquo;acheteur vend une rente pour le prix de l&rsquo;acquisition au vendeur. L&rsquo;achat est fait \u00e0 cr\u00e9dit en quelque sorte.<\/p>\n\n\n\n<p>Il meurt dans la d\u00e9cennie suivante, sa femme \u00e9tant veuve en 1692. Sans doute est-il d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 mort en 1691, car le vingt huit mars 1691 Clauda BRUTILLOT DAMEY, m\u00e8re de Blaise, Claude et Claude Joseph, ach\u00e8tent une terre \u00e0 Demoiselle Charlotte ROY et au Sieur Capitaine FAUCHE son fils pour le prix de dix neut cent soixante sept francs. C&rsquo;est un achat cons\u00e9quent. Peut-\u00eatre les fils, une fois le p\u00e8re disparu, ont-ils l&rsquo;intention de \u00ab\u00a0voir plus grand\u00a0\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"https:\/\/gw.geneanet.org\/chmonneret_w?lang=fr&amp;m=S&amp;n=cairey-remonnay&amp;p=\">G\u00e9n\u00e9alogie<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/numa-monneret.fr\">Retour \u00e0 la page d&rsquo;accueil<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c\">Christian Monneret, Histoire des noms de famille du Haut-Doubs, Editions du Ch\u00e2teau, 2020 <a href=\"#31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Origines CAIREY-REMONNAY&nbsp;\u2013 D\u00e9but XVIIe&nbsp;s. \u00e0 Montlebon. Au XVIe&nbsp;s., de nombreuses familles Sire prennent des surnoms \u00e0 Derri\u00e8re-le-Mont, quartier de Montlebon, dans le Val de Morteau. L\u2019une d\u2019elles devient Sire-Cairey, puis Sire-Cairey-Remonnay. Finalement, au si\u00e8cle suivant, le patronyme initial dispara\u00eet pour laisser Cairey Remonnay, et m\u00eame tr\u00e8s souvent Remonnay tout court dans les si\u00e8cles suivants. Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"[{\"content\":\"Christian Monneret, Histoire des noms de famille du Haut-Doubs, Editions du Ch\u00e2teau, 2020\",\"id\":\"31214f90-b857-414e-888f-0764e3c4015c\"}]"},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-218","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=218"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":644,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions\/644"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=218"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}