{"id":2207,"date":"2025-07-17T07:26:35","date_gmt":"2025-07-17T05:26:35","guid":{"rendered":"https:\/\/numa-monneret.fr\/?p=2207"},"modified":"2025-07-17T07:34:32","modified_gmt":"2025-07-17T05:34:32","slug":"mercier-des-plans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/2025\/07\/17\/mercier-des-plans\/","title":{"rendered":"MERCIER-DES-PLANS"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Les origines de la famille Mercier des Plans<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>MERCIER-des-PLANS\u00a0\u2013 1589 \u00e0 Montlebon, o\u00f9 les Mercier-des-Plans se sont d\u2019abord appel\u00e9s Guyot Mercier, puis Guyot-Mercier-des-Plans et \u00e0 la veille de la R\u00e9volution s\u2019appelleront pour certains simplement Desplans. Cette famille appara\u00eet \u00e0 Chinard, hameau de Montlebon, \u00e0 la fin du XVIe\u00a0si\u00e8cle. Elle doit son nom au meix \u00ab Les Plans \u00bb, de Chinard, sur laquelle elle \u00e9tait install\u00e9e. La famille, une des plus riches du village, est ravag\u00e9e par la peste en 1635. Seul un fils survivra, dont le descen- dant Claude-Fran\u00e7ois Mercier-des-Plans, n\u00e9 en 1746, d\u2019abord ma\u00eetre sculpteur \u00e0 Laon, en Picardie, reviendra s\u2019installer \u00e0 Morteau apr\u00e8s son mariage.<sup data-fn=\"95c85f32-095e-4e99-9f26-11bf4ddbd14e\" class=\"fn\"><a href=\"#95c85f32-095e-4e99-9f26-11bf4ddbd14e\" id=\"95c85f32-095e-4e99-9f26-11bf4ddbd14e-link\">1<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>La famille Guyot-Mercier-des-Plans de Chinard, \u00e0 Montlebon, Val de Morteau<\/strong><sup data-fn=\"9c7f867a-a221-4128-b07c-8cb577abc125\" class=\"fn\"><a href=\"#9c7f867a-a221-4128-b07c-8cb577abc125\" id=\"9c7f867a-a221-4128-b07c-8cb577abc125-link\">2<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Les Origines<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9tude de la famille GUYOT MERCIER DES PLANS dans le val de Morteau est int\u00e9ressante \u00e0 plus d&rsquo;un titre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le patronyme nous r\u00e9serve bien des surprises de par son extr\u00eame variabilit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9poque \u00e0 l&rsquo;autre et rechercher ses occurences dans le temps \u00e0 travers les archives n&rsquo;est donc pas simple.<\/p>\n\n\n\n<p>La plus ancienne liste de chefs de famille qui nous soit parvenue, date de 1389. On trouve alors un Vuillame GUIOT.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1434 apparaissent : Guiot MERCIER, Jehan MERCIER, Jehan GUIOT, Guillemin GUIOT, Regnaut GUIOT.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1462 les diff\u00e9rentes branches des GUIOT sont sans doute d\u00e9j\u00e0 difficiles \u00e0 distinguer, car apparaissent les premiers noms doubles. C&rsquo;est un fait remarquable, car dans le Val de Morteau, c&rsquo;est pr\u00e8s d&rsquo;un si\u00e8cle plus tard que l&rsquo;on verra se g\u00e9n\u00e9raliser les noms compos\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Sont cit\u00e9s : Jehan GUIOT, Jehan GUIOT JEHANNIN, Besan\u00e7on GUIOT JEHANNIN, Besan\u00e7on GUIOT, Besan\u00e7on GUIOT GIRARD, Perrin MERCIER.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Livre Noir est pr\u00e9cieux pour l&rsquo;histoire des familles du Val de Morteau, car il est le seul, dans l&rsquo;\u00e9tat actuel de nos connaissances, \u00e0 nous livrer des listes d&rsquo;habitants. Cependant ces listes ne sont pas exhaustives et elle ne situent pas les habitants dans leurs quartiers respectifs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut attendre 1490 pour trouver un document donnant un \u00e9tat des habitants par quartiers et mieux encore par famille dans chaque quartier. C&rsquo;est un compte du Val de Morteau qui nous est parvenu, sauv\u00e9 sans doute de la destruction par le r\u00f4le particulier qu&rsquo;il a jou\u00e9 dans l&rsquo;histoire du Val. Il servit en effet au d\u00e9but du seizi\u00e8me si\u00e8cle de preuve dans la d\u00e9monstration que voulait faire le Seigneur de Morteau, c&rsquo;est \u00e0 dire le Prieur, de l&rsquo;appartenance du Quartier des Brenets \u00e0 sa juridiction.<\/p>\n\n\n\n<p>Fait partie de ce compte l&rsquo;\u00e9tat de tous les hommes du Val de Morteau en \u00e2ge de faire la \u00ab\u00a0corv\u00e9e de fal\u00a0\u00bb, c&rsquo;est \u00e0 dire \u00e2g\u00e9s de quinze \u00e0 cinquante ans.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut faire confiance aux autorit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9poque sur le caract\u00e8re exhaustif de cet \u00e9tat.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve les GUIOT-JEHANIN install\u00e9s Chez Rossignier, quartier de Grandcombe, o\u00f9 ils repr\u00e9sentent environ le tiers des habitants, six familles sur dix-huit nomm\u00e9es.Ils y sont encore nombreux au si\u00e8cle suivant, et on peut d&rsquo;ailleurs noter que le patonyme est encore bien repr\u00e9sent\u00e9 actuellement en Franche-Comt\u00e9 sous sa forme moderne de GUYOT-JEANNIN.<\/p>\n\n\n\n<p>Les GUYOT-GIRARD, quant \u00e0 eux, sont install\u00e9s \u00e0 La Moilleseuille, autre quartier de Montlebon d&rsquo;o\u00f9 ils auront disparus \u00e0 la fin du seizi\u00e8me si\u00e8cle pour s&rsquo;installer \u00e0 Chinard.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve alors essentiellement des GUIOT dans deux quartiers du Val, Montlebon et Chinard.<\/p>\n\n\n\n<p>A Montlebon un seule famille GUIOT, particuli\u00e8rement nombreuse d&rsquo;ailleurs, avec treize hommes de quinze \u00e0 cinquante ans, soit si l&rsquo;on compte autant de femmes et filles, les enfants de moins de quinze ans et sans doute quelques adultes de plus de cinquante ans, une communion d\u00e9passant certainement trente personnes .<\/p>\n\n\n\n<p>Voici cette communion telle qu&rsquo;elle appara\u00eet dans le registre :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Othenin GUIOT<\/li>\n\n\n\n<li>Girard son fr\u00e8re<\/li>\n\n\n\n<li>Jehan genre7 Girard<\/li>\n\n\n\n<li>Othenin fils dudit Othenin<\/li>\n\n\n\n<li>Girard autre fils<\/li>\n\n\n\n<li>Perrin autre fils<\/li>\n\n\n\n<li>Henry autre fils<\/li>\n\n\n\n<li>Guillaume autre fils<\/li>\n\n\n\n<li>Jacquot neveu de Othenin<\/li>\n\n\n\n<li>Vuillemin son fr\u00e8re<\/li>\n\n\n\n<li>Jacque son fr\u00e8re<\/li>\n\n\n\n<li>Symon neveu d&rsquo;Othenin<\/li>\n\n\n\n<li>Guillaume son fr\u00e8re<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>On trouve aussi des GUIOT dans le quartier de Chinard, deux familles exactement, et c&rsquo;est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, car c&rsquo;est sans doute l\u00e0 qu&rsquo;il faut chercher le berceau des GUYOT MERCIER.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille de Besan\u00e7on GUIOT VUILLEMIN avec :<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume, Othenin, Jacobot et Claude ses fils d&rsquo;une part et Claude fils de Jehan GUIOT VUILLEMIN d&rsquo;autre part.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille de Besan\u00e7on GUIOT avec :<\/p>\n\n\n\n<p>Jehan, Perrin, Symonin, Girard, Guillemin et Pierre ses fils;<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume fils de Jehan GUIOT et Jehan fils dudit Perrin.<\/p>\n\n\n\n<p>Les diff\u00e9rentes branches GUYOT MERCIER \u00e9tant toutes localis\u00e9es \u00e0 Chinard \u00e0 la fin du seizi\u00e8me si\u00e8cle, c&rsquo;est donc probablement dans la famille de ce dernier Besan\u00e7on GUIOT qu&rsquo;il faut chercher celui qui prenant pour \u00e9pouse une MERCIER allait ainsi \u00eatre \u00e0 l&rsquo;origine de la branche GUYOT MERCIER.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est au milieu du seizi\u00e8me si\u00e8cle que l&rsquo;on rencontre pour la premi\u00e8re fois le patronyme.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, le 13 mai 1537 Girard MERCIER fils de Jannerot MERCIER de Chez Ynnard et Guillaume SIMON, son gendre, se font accenser \u00e0 titre perp\u00e9tuel, par le prieur Seigneur de Morteau, \u00a0\u00bb&nbsp;<em>une place et chazaux scise et contigue le ruisseau et court d&rsquo;eau de Derri\u00e8re le Mont [\u00c9], sur le rupt et court d&rsquo;eau appartenant audit Girard et ses consorts, h\u00e9ritiers dudit feu Jeannerot Mercier, scis au lieu en Loyed\u00e9,[\u00c9], pour en cette place et chazaux, faire et construire une maison et tant en icelle que sur ledit rupt court d&rsquo;eau mettre et tenire engins, ro\u00fces et autres utiles n\u00e9cessaires pour rasser bois, et battre ch\u00e9nev\u00e9 en icelui, avec puissance et facult\u00e9 de tant pour eux que leurs hoirs ou ayant cause et tous autres dudit Morteau et \u00e9trangers, rasser bois et battre ch\u00e9nev\u00e9, et [\u00c9] pour et moyennant la cense ou rente perp\u00e9tuelle de cinq sous estevenants [\u00c9] le jour de f\u00eate Saint Martin&nbsp;<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre acte d&rsquo;accensement apporte d&rsquo;utiles pr\u00e9cisions :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0\u00bb&nbsp;<em>Nous Fran\u00e7ois de Viry, protonotaire du Si\u00e8ge apostolique, commendataire et administrateur perp\u00e9tuel du prieur\u00e9 et Seigneurerie de vau de Morteau, scavoir faisons \u00e0 tous que, nous, pour nous et nos successeurs prieur et Seigneur dudit Morteau, avons trait\u00e9 et accens\u00e9 par ces pr\u00e9sentes, baillons et accenssons purement et perp\u00e9tuellement \u00e0 Guillaume Simon, Alexis Mercier et Antoine Guyot Mercier fils de feu Girard Guyot Mercier, son beau fr\u00e8re du Village de Chinard, audit vau de Morteau, communs en bien, pr\u00e9sents et stipulans et acceptans, pour eux, leurs hoirs et ceux qui d&rsquo;eux auront cause au temps avenir, une place de terre \u00e9tant en notre seigneurerie du vau de Morteau, au lieu dit Les Roches Boillod, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;endroit de Chez Moutallier, sur Leaudez, laquelle eau Leaudez, fait tourner et moudre un moulin de Derriere le Mont et Cornabez, ensemble le court d&rsquo;eau que tire par le Bief de Leaudez pour et en ladite place, lesdits Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier, leurs hoirs, faire \u00e9difier et construire un moulin sur le cour d&rsquo;eau deja autrefois accense \u00e0 feu Jeannerot Guyot Mercier et dont lesdits Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier ont droit avec autres leurs personnes en devers et du c\u00f4t\u00e9 du Soleil Levant d&rsquo;iceluy, auquel moulin ne sera permis ny loisible moudre aucun habitant dudit Morteau, ny ledit Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier, ny leurs hoirs, sinon sous peine de l&rsquo;amende de soixante sous estevenants toutes et quantes fois qu&rsquo;ils seront trouv\u00e9s ainsy faire, r\u00e9serv\u00e9s ceux leurs dits hoirs et ceux que dessus auront cause, et aussy les \u00e9trangers, et aussy ceux dudit Morteau, y pourront moudre leurs \u00e9corces si bon leur semble et ce pour et moyennant la cense annuelle et perp\u00e9tuelle d&rsquo;une \u00e9mine de froment payable par lesdits Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier et leurs hoirs un chacun an et \u00e0 nous et \u00e0 nos successeurs, prieur et Seigneur dudit Morteau au jour de f\u00eate nativit\u00e9 notre Seigneur sur peine de trois sous estevenants d&rsquo;amende et commencera le premier terme toutes et quantes fois que ledit moulin sera construit et r\u00e9\u00e9difi\u00e9, comme aussi moyennant la somme de huit \u00e9cus d&rsquo;or, que pour ce nous avons eu et recu desdits Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier, et pour une fois et dont nous nous sommes tenus et tenons pour contents et au cas que lesdits Guillaume Simon et Antoine Guyot Mercier deffaudraient de payer ladite cense d&rsquo;une \u00e9mine de froment par trois au continuel \u00e0 nous et \u00e0 nos successeurs, ledit moulin nous sera commis de plein droit, et avons promis et promettons, en foy de prelat, ledit accensiment entretenir, garder, maintenir, garantir et d\u00e9fendre envers et contre tous, sans jamais aller ne venir au contraire tacitement o\u00f9 en apparence, en t\u00e9moignage de v\u00e9rit\u00e9 desquelles censes nous avons sign\u00e9 cette de notre nom et sein manuel et fait sceller de notre scel et avec ce fait signer par Pierre Faget, notaire publique jur\u00e9 des tabellions du Baillage d&rsquo;Aval, notre secr\u00e9taire es mains duquel nous avons pass\u00e9 les pr\u00e9sentes, sous le scel de l&#8217;empereur notre sire pour la corroboration d&rsquo;icelui, sauf notre droit et l&rsquo;autruy, audit Morteau, le onzi\u00e8me jour du mois de juin 1551, pr\u00e9sent Maurice de la Croix de Savoye et Huguenin Regnaud de Morteau, t\u00e9moins \u00e0 ce requis, ainsi sign\u00e9, Fran\u00e7ois de Viry et par ordonnance du Seigneur du scel dudit seigneur \u00e0 queue pendante.<\/em>&nbsp;\u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>On peut donc suivre \u00e0 travers ces deux actes trois g\u00e9n\u00e9rations de GUYOT-MERCIER.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier, sans doute tige de tous les GUYOT MERCIER de Chinard \u00e0 construit un moulin \u00e0 Louadey au d\u00e9but du seizi\u00e8me si\u00e8cle. Il est d\u00e9j\u00e0 mort en 1537, date \u00e0 laquelle son fils Girard GUYOT MERCIER et le gendre de ce dernier Guillaume SIMON, le reconstruisent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce Girard MERCIER, dont une fille est mari\u00e9e \u00e0 Guillaume SIMON est certainement \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ cinquante ans, il est d&rsquo;ailleurs mort avant 1551, ils est donc n\u00e9 un peu avant 1490.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut donc dresser suivre trois g\u00e9n\u00e9rations de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jeannerot GUYOT MERCIER, \u00dd avant 1537<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Girard GUYOT MERCIER \u00b0 ca 1490, \u00dd avant 1551<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Antoine GUYOT MERCIER qui vit en 1551 mari\u00e9 \u00e0 Guillaume SIMON<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;est pas possible, dans l&rsquo;\u00e9tat actuel de nos connaissances, de relier ces premiers GUYOT MERCIER \u00e0 ceux de la fin du seizi\u00e8me si\u00e8cle, devenus si nombreux \u00e0 Chinard, qu&rsquo;ils doivent vers 1600 prendre un nom triple pour se distinguer les uns des autres comme le montre le document suivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 20 juillet 1605 Jean LECLERC, notaire, proc\u00e8de \u00e0 la vente aux ench\u00e8res au b\u00e9n\u00e9fice des enfants pupilles, Pierre et Claude GUYOT MERCIER PEGUOT, des meubles de la succession de feu Claude GUYOT MERCIER DIT PEGUOT.<\/p>\n\n\n\n<p>Les plus proches parents, r\u00e9unis en conseil de famille sont pr\u00e9sents, \u00e0 savoir :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Jacqua BONZON, la veuve;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; honorable Guillaume GUYOT CAIGNON;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Antoine MERCIER PEGUOT (fr\u00e8re du d\u00e9funt) ;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Claude MERCIER MOUROT;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Jehan GUYOT MERCIER GAILLARD;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Claude GUYOT MERCIER DES PLANS qui est choisi comme tuteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est d&rsquo;ailleurs int\u00e9ressant de regarder d&rsquo;un peu plus pr\u00e8s le d\u00e9tail de cette \u00ab\u00a0d\u00e9livrance au plus offrant et dernier ench\u00e9risseur, des meubles, bestiaux et fruits d\u00e9pendant de l&rsquo;hoirie \u00ab\u00a0. En effet, nous avons l\u00e0 une description des meubles poss\u00e9d\u00e9s par un laboureur ais\u00e9 du Val de Morteau au d\u00e9but du dix-septi\u00e8me si\u00e8cle, et c&rsquo;est sans doute une des rares, sinon la seule qui noUs soit parvenue.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici donc le d\u00e9tail :<\/p>\n\n\n\n<p>Les meubles vifs.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une jument sur poil blanc, son poulin masle menant mise \u00e0 prix 90 F ;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une autre jument sur poil bay mise \u00e0 prix 100 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une autre jument sur poil noir;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une autre jument sur poil bay;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une g\u00e9nisse de deux ans \u00e0 poil rouge;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une vache sur poil faulx;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une vache rouge;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une g\u00e9nisse d&rsquo;un an;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un pourceau;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 16 t\u00eates de brebis;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 3 m\u00e8res brebis;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une vache sur poil faulx.<\/p>\n\n\n\n<p>Les meubles morts.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 arquebuse, le canon d&rsquo;icelle de la longueur de 13 tours \u00e0 6 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 autre arquebuse \u00e0 4 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 pistolet \u00e0 30 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 chapeau de feutre noir \u00e0 3 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 manteau de drap noir doubl\u00e9 de serge rouge \u00e0 5 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 autre manteau de drap tann\u00e9 \u00e0 2 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 gresgue de drap \u00e0 30 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 pourpoin de taille blanche \u00e0 20 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 autre pourpoin \u00e0 8 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 casaque \u00e0 manches coup\u00e9es assez vieille \u00e0 12 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 bas de chausse de drap fauve \u00e0 8 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 autre bas de chausse \u00e0 14 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 aulne de serge vert non mis en oeuvre \u00e0 3F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 vieille casaque de serge donn\u00e9e \u00e0 Jehan Mercier Gaillard;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 lit, 1 coussin, 2 oreillers de plume, pesant environ 43 livres \u00e0 6 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 livre et demie de bourre de plume \u00e0 12 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 autre lit de vieille plume;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 linceul de grosse taille laiss\u00e9 \u00e0 la veuve;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 2 assiette et 1 \u00e9cuelle d&rsquo;\u00e9tain \u00e0 15 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 chandelier de laithon \u00e0 6 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 pot en \u00e9tain tenant 1 pinte \u00e0 9 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 bassin de laithon \u00e0 3 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 2 pouchoires, 1 de laithon, 1 de fer \u00e0 7 gros;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 pot de cuyvre \u00e0 2 F;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 cassotte de laithon \u00e0 4 gros.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut encore ajouter aux meubles 7 capitaux de rente pour un total de 754 F, ce qui montre que Claude GUYOT MERCIER PEGUOT disposait d&rsquo;assez de num\u00e9raire pour faire quelques pr\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p>La veuve, Jacqua BONZON, se remariera une troisi\u00e8me fois apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Claude GUYOT MERCIER PEGUOT , avec Jean JACQUIER dont elle aura deux filles Fran\u00e7oise et Antoinette, qui seront plus tard en proc\u00e8s avec leurs fr\u00e8res ut\u00e9rins ce qui explique pourquoi le proc\u00e8s verbal de la vente aux ench\u00e8res de 1605 nous soit parvenu.<\/p>\n\n\n\n<p>On aura not\u00e9 que le tuteur des pupilles se nomme Claude GUYOT MERCIER DES PLANS. Or ils se trouve qu&rsquo;en 1589, dans un censier du Val de Morteau, appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois le patronyme GUYOT MERCIER DES PLANS, en la personne de Claude fils de feu Pierre GUYOT MERCIER DIT DES PLANS de Chynard.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce Pierre GUYOT MERCIER , mort \u00e0 Chinard avant 1589, est \u00e0 l&rsquo;origine du patronyme GUYOT MERCIER DES PLANS; il \u00e9tait propri\u00e9taire d&rsquo;un meix \u00ab\u00a0aux Plains\u00a0\u00bb de Chinard et ses contemporains, pour les distinguer de ses fr\u00e8res ou des ses cousins, ont ajout\u00e9 \u00e0 son nom le nom de son domaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Son fils Claude est ce m\u00eame Claude tuteur des pupilles GUYOT MERCIER PEGUOT en 1605, ce m\u00eame Claude dont il va \u00eatre parl\u00e9 dans la suite de cette \u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Claude Mercier des Plans et la peste au Val de Morteau<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le nom de Claude GUYOT MERCIER DES PLANS va rester li\u00e9 \u00e0 un moment particuli\u00e8rement tragique de l&rsquo;histoire du Val de Morteau.<\/p>\n\n\n\n<p>Monsieur Truchis de Varennes, dans son monumental ouvrage sur le Val de Morteau, parlant de l&rsquo;apparition de la peste \u00e9crit \u00ab e<em>lle y fit ses premiers ravages pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e 1639. Sa premi\u00e8re victime dans le Val de Morteau fut un nomm\u00e9 Desflans qui en mourut \u00e0 la Grand Ville peut avant le d\u00e9part des Su\u00e9dois<\/em>&nbsp;\u00bb. Or l&rsquo;auteur, rapporte cet \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;apr\u00e8s une relation d&rsquo;un autre historien du Val, Routhier. D&rsquo;apr\u00e8s quelles sources ? On peut se demander s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une tradition orale, ce qui expliquerait la d\u00e9formation du patronyme et, comme nous allons le voir, l&rsquo;erreur de date, facilement expliquable d&rsquo;ailleurs, car dans la m\u00e9moire collective, toutes les calamit\u00e9s se retrouv\u00e8rent contemporaines des Su\u00e9dois.<\/p>\n\n\n\n<p>La mort de peste de Claude GUYOT MERCIER DES PLANS fit en effet l&rsquo;objet de deux proc\u00e8s et si les minutes des proc\u00e9dures d&rsquo;enqu\u00eate des juridictions inf\u00e9rieures, justice seigneuriale de Morteau et justice du Baillage de Pontarlier, ont disparu dans la tourmente de la guerre de dix ans, celles du Parlement de Dole nous sont heureusement parvenues.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier proc\u00e8s fut intent\u00e9 contre Pierre MERCIER PEGUOT en tant que tuteur de Jean Fran\u00e7ois fils et h\u00e9ritier de furent Claude GUYOT MERCIER DES PLANS et Blaisa MYOTTE par Guillaume BINETRUY, Claude BILLOD, Joseph BARBE, Roze GRAND-GUILLAUME , Guillaume JACOUTOT et Claudine DODANE .<\/p>\n\n\n\n<p>Ces derniers ne semblent pas avoir \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement pay\u00e9 du nettoyage des maisons de Claude Mercier de Plans pour cause de peste, du traitement de la veuve de Claude Mercier des Plans, Blaisa MYOTTE et de leur fils Jean Fran\u00e7ois, et enfin du transport des corps au cimeti\u00e8re des pestif\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 12 avril 1633, un enqu\u00eateur de la Cour Souveraine du Parlement de Dole est \u00e0 Chaillexon, Val de Morteau pour interroger les t\u00e9moins de la partie plaignante.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous laisserons les t\u00e9moins raconter eux m\u00eames l&rsquo;apparition de la peste dans le Val de Morteau, tant leurs d\u00e9positions sont int\u00e9ressantes sur le fond comme sur la forme.<\/p>\n\n\n\n<p>Honorable Jean MERCIER, notaire de Chinard, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ soixante sept ans est le premier t\u00e9moin.<\/p>\n\n\n\n<p>Laissons lui la parole:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>En l&rsquo;an mil six cent trente et un il estait eschevin au lieu de Chinard aud. Val de Morteau, et se souvient que lors que led. village fut afflig\u00e9 de peste que fut en lad. ann\u00e9e et au commencement du mois de juillet, l&rsquo;on se donna garde que la maison de Claude Mercier, estait fort suspecte et dangereuse en ce que trois ou quatre personnes estaient morte en lad. maison avec peu d&rsquo;intervalle, mesme led. fut Mercier en mourut \u00e0 ce que l&rsquo;on tient, encor qu&rsquo;il fut enterr\u00e9 solemenellement et un sien filz, mais comme ses deux filles tomb\u00e8rent malade, led. d\u00e9posant estant en la charge d&rsquo;eschevin voulut scavoir la cause de telle maladie et pour ce faire envoya Mre Pierre Barbier de la Grand Ville de Morteau chirurgien, lequel les ayant visit\u00e9es, fit rapport aud. d\u00e9posant que c&rsquo;estait un mal contagieux, pour ce que, luy led. d\u00e9posant y voulut mettre l&rsquo;ordre n\u00e9cessaire pour le nestoyement de lad. maison et traictement des malades et manda \u00e0 cest effet lesd. produisants que l&rsquo;on disait estre gens bien experts et entenduz pour led. faire, et ayant led. d\u00e9posant parl\u00e9 \u00e0 iceux produisants, ne fit aulcun marchez avec eux, seulement leur dit ce qu&rsquo;ilz deussent entrer en lad. maison et qu&rsquo;ilz seroien bien salariez, saufz que led. Claude Billoz coproduisant dit qu&rsquo;il savait d&rsquo;aultres nestoyeurs qui avoient prins pour leur peine et parfum six vint francs, et qu&rsquo;il se contenterait de cent et dix pour entreprendre Jean Fran\u00e7ois Mercier filz dud. fut Claude Mercier, et se souvient luy led. d\u00e9posant qu&rsquo;il les luy accorda, ne scayt s&rsquo;il en a este pay\u00e9 ou non, moins les aultres coproduisants aussy de leurs peines. Bien dit qu&rsquo;ilz se sont bien acquitez de leurs debvoirs, tant au nestoyement de la maison qu&rsquo;a porter les corps mortz en terre, leur ayant veu faire leur office parceque comme sa maison fut aussy atteinte du mal et estant envoye aux loges, dez icelles il voyait lesd. produisants porter les corps morts en terre et au lieu destin\u00e9 pour les pestiferez et ne pourrait luy deposant estimer telles peines, s&rsquo;en rapportant a ceux qui ont plus de cognoissance de telles affaires qu&rsquo;il n&rsquo;a&nbsp;<\/em>\u00c9\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et le second t\u00e9moin, Pierre fils d&rsquo;Outhenin Freschot des Frenelots, masson, va pr\u00e9cis\u00e9ment nous donner les tarifs pratiqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque pour ce genre de besogne, ce qu&rsquo;il sait de<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>tant mieux.pour aultant qu&rsquo;il a servy aud. village de nestoyeur<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;abord le prix des soins :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>comme Blaise Myotte femme dud. Claude Mercier au subject de quoy elle fut portee aux loges, et mise en la garde de Roze Grand Guillemin coproduisante, laquelle la traicta et soulagea par un assez long temps et ne demeura que quelques jours en sa loge qu&rsquo;elle mourut et juge que les salaires de lad. Roze peuvent valoir vingt francs<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis le prix de l&rsquo;enterrement :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>laquelle Blaise Myotte fut portee en terre par Guillaume Bieneltruz aussy coproduisant dez lad. loge au cimetierre destin\u00e9 pour les pestiferez, il y avait un chemin d&rsquo;environ une heure en sorte qu&rsquo;icelluy Bienetruz eut beaucoup de peine, d&rsquo;autant qu&rsquo;il la portait sur ses espaules comme led. d\u00e9posant le vit et estime telles peines a la somme de quarante francs et n&rsquo;en eut voulu faire autltant a moindre prix&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nettoyage de la maison :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>et quant au nestoyement des deux maisons dud. fut Mercier sizes aud. village de Chinard, il estime chasque maison a cent francs, une portant l&rsquo;autre que sont deux cent francs, en consideration d&rsquo;une grande quantite de meubles que s&rsquo;y retreuverent, bestiaux et fourrage, en quoy il falllait beaucoup de peines et ne les eut voulu nestoyer a moindre prix desd. deux cent francs, sachant bien que lesd. Bienetruz et Roze Grand Guille ont fait led. nettoyement, en ce que luy qui depose fit visite desd. maisons pour scavoir si le tout estait bien repurg\u00e9 et nestoy\u00e9, et recogneu le tout estait bien faict&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Et enfin le traitement de Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS fils de feu Claude, soign\u00e9 de la peste pendant un mois dans sa loge par Claude Billaud, et qui valait bien cent dix francs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me t\u00e9moin, Pierre fils de Jean DELIF ROUSSEL du village des Gras, cordonnier \u00e2g\u00e9 de d&rsquo;environ trente six ans pr\u00e9cise que :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Roze Grand Guillaume coproduisante que si elle a traict\u00e9 six jours durant la femme dud. Mercier estant aux loges ses peines peuvent valloir quarante solz par jour que sont douze francs pour lesd. six jours<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il confirme que ne nettoyement des deux maisons valait bien deux cent francs \u00ab&nbsp;<em>en consideration mesme qu&rsquo;il y pouvait avoir beaucoup de meubles en lesd. maisons pour aultant que iceluy fut Mercier estait fort riche, et des plus commodes dud. val de Morteau<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le quatri\u00e8me t\u00e9moin est Pierre fils de fut Pierre GUYOT CERNU de Chinard, \u00e2g\u00e9 de vingt et un ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il explique que la peste arriva \u00e0 la maison de son p\u00e8re qui en mourut, et que tous ceux de la maison furent mis aux loges, lui \u00e9tant du nombre et il se souvient que peu avant il vit nettoyer les deux maison Mercier des Plans \u00ab&nbsp;<em>les ayant veu mettre des lits de plumes sur le toit de lad. maison et plusieurs autres meubles pour les essuirer<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On constate que l&rsquo;on pouvait sortir facilement des loges :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>lorsqu&rsquo;il fut aux loges s&rsquo;allant esgayer d&rsquo;un costel et d&rsquo;aultre, mesme jusque dans les bois et aupr\u00e8s d&rsquo;une maison qu&rsquo;appartenait aud. fut Claude Mercier, icelle dite de La Chaux&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sixi\u00e8me t\u00e9moin est Claude MERCIER MOUROT, de Chinard, tailleur d&rsquo;habits \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environt vingt ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>estait d&rsquo;un costel et d&rsquo;autre a travailler de sa profession de tailleur, meme ayant sceu telle contagion, il s&rsquo;achemina pres dud. village pour trouver le testament de sa m\u00e8re, et se fit faire une loge pour y faire une quarantaine crainte l&rsquo;on ne le voulut recepvoir aux villages voisins, et se souvient que pendant qu&rsquo;il estait en lad. loge, s&rsquo;allant esgayer d&rsquo;un costel et d&rsquo;un autre, il remarqua que l&rsquo;on avait fait deux loges assez pres du village et sur le meix dud. fut Claude Mercier&nbsp;<\/em>\u00bb`.<\/p>\n\n\n\n<p>Le septi\u00e8me t\u00e9moin est Jantot GIRARD GUYOT, de Chinard, laboureur, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ quatre vingt deux ans et feu Claude MERCIER DES PLANS \u00e9tait son neveu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le huiti\u00e8me t\u00e9moin est Guillaume GAUTHIER ROY de Montlebon, laboureur \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ soixante quatre ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab \u00c9<em>&nbsp;les loges dud. Chinard estaient pos\u00e9es et entre aultres, il y en avait une du fils de fut Claude Mercier, jeune enfant que l&rsquo;on disait \u00eatre atteint de lad. maladie, et lequel estait en la garde de Claude Billaud dit Vuillemin produisant, et souventes fois parla a eux deux, s&rsquo;informant de leur pourtement, et disait led. Billaud qu&rsquo;il avait en charge led. enfant avcec il prenait beaucoup de peine et que ne l&rsquo;abandonnait en aulcune fa\u00e7on parceque c&rsquo;estait un enfant riche<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le neuvi\u00e8me t\u00e9moin est Nicolas MERCIER, fils de Ma\u00eetre Jean MERCIER, notaire, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ vingt cinq ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>sachant aussi qu&rsquo;iceluy Billaud et Joseph Barbe coproduisants ont nestoy\u00e9 un des maisons dud. fut Claude Mercier, qu&rsquo;est celle dicte de La Chaux, et qui est sur la Seigrie du prince de Longueville, et laquelle fut nestoy\u00e9e par deux fois, la premi\u00e8re par led. Barbe, mais comme l&rsquo;essayeur mourut ledit Billaud y mit la main<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dixi\u00e8me t\u00e9moin est Pierre Girard Guyot, de Chinard, laboureur, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ vingt huit ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Pierre Mercier d\u00e9fendeur ceste part, et luy d\u00e9posant eurent charge de la communault\u00e9 pour mettre ordre a la maladie de contagion de laquelle estait afflig\u00e9 le village de Chinard, en sorte que comme ils apprindrent que l&rsquo;une des maisons dud. fut Claude Mercie qu&rsquo;est celle dite de La Chaux, estait infest\u00e9e de peste, et qu&rsquo;il y estait mort des personnes, luy led. d\u00e9posant marchanda a Joseph Barbe coproduisant a la somme de quatre vingt francs pour nestoyer lad. maison, mais comme led. Barbe fut au devant d&rsquo;icelle maison, et ayant apprint qu&rsquo;il y avait deux corps morts, luy dit qu&rsquo;il ne voulait entrer en lad. maison pour led. quatre vingt dix francs, et qu&rsquo;il ne voullait tenir a faire led. marchez, ains voulait quarante escuz, lesquels luy furent a l&rsquo;instant accord\u00e9s&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le onzi\u00e8me t\u00e9moin est Claire DODASNE fille de fut Othenin DODASNE, du Villard, \u00e2g\u00e9e d&rsquo;environ vingt quatre ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>fut pr\u00e9sente lorsque led. Guillaume Bienetru porta en terre lad. veuve dud. Claude Mercier et la mit sur ses espaules, et la porta jusque en la place destine pour enterrer ceux morts de peste, et y avait une bonne distance de l&rsquo;un des lieux a l&rsquo;aultre, en sorte que led. Bienestru en fut grandement incommod\u00e9 et se plaignait fort lespaule et une cuisse, et semblait qu&rsquo;il en fut estropie, sachant aussi que lad. Roze Grand Guillaume ayda a enterrer une premiere fille que mourut de peste en la maison dud. fut Mercier, lad. deposante presente qui de mesme ayda a l&rsquo;enterrement de Pierre Humbert , grangier dud. fut Claude Mercier aussy mort de peste<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les douzi\u00e8me et treizi\u00e8me t\u00e9moins sont un soldat et un chirurgien de Dole, qui ont servi de nettoyeurs dans leur pays et pr\u00e9cisent que lorsque le mal reprend dans une maisons et que ce n&rsquo;est pas la faute des nettoyeurs, le deuxi\u00e8me nettoyage est toujours d\u00fb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le quatorzi\u00e8me t\u00e9moin est Jean MERCIER, fils de Jean MERCIER de Chinard, demeurant \u00e0 Dole o\u00f9 il est clerc jur\u00e9 au greffe de la Cour, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ vingt un ans et il confirme les d\u00e9clarations des t\u00e9moins pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p>Un deuxi\u00e8me proc\u00e8s nous est connu par une enqu\u00eate 2 du 29 d\u00e9cembre 1633. Elle a lieu \u00e0 la requ\u00eate de Jean MERCIER, notaire, contre Pierre MERCIER PEGUOT tuteur de Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS. Il r\u00e9clame des dommages et int\u00e9rets pour l&rsquo;argent qu&rsquo;il a perdu pendant le temps qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 confin\u00e9 dans une loge et n&rsquo;a pas pu exercer sa charge de notaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le t\u00e9moignage de Pierre BARBIER, chirurgien, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ 30 ans, second t\u00e9moin est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>un certain mardi du mois de juillet 1631, luy estant advis que c&rsquo;estait le premier jour du mois, il fut mand\u00e9 par Ma\u00eetre Jean Mercier coproduisant, qui estait pour lors \u00e9chevin au quartier de Montlebon, d&rsquo;o\u00f9 d\u00e9pend le village de Chinard, et o\u00f9 il fait sa r\u00e9sidence, pour voir une fille de Claude Mercier Des Plans qui estait morte et reconnaitre dequelle maladie elle estait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e; il alla avec Nicolas Mercier, fils du produisant en la maison de fut Claude Mercier Des Plans, ayant fait appeler la femme dudit Mercier Des Plans, et fait venir sur la porte de la maison et interrog\u00e9 icelle de r\u00e9pondre s&rsquo;il n&rsquo;y avait point de corps morts en sa maison, icelle lui r\u00e9pondit qu&rsquo;oui et qu&rsquo;il y avait une sienne petite fille d\u00e9c\u00e9d\u00e9e la nuit pr\u00e9c\u00e9dente et l&rsquo;ayant fait apporter au devant de la maison , ledit d\u00e9posant la visita d&rsquo;assez pr\u00e8s, et tant par les marques qu&rsquo;elle avait sur le corps et en divers endroits, que v\u00e9ritablement elle estait morte de peste; interrogea s&rsquo;il y avait d&rsquo;autres malades en la maison, elle dit qu&rsquo;une autre fille, la fit venir, elle avait un bubon ou charbon a la poitrine selon qu&rsquo;il recogneut; ce fait le d\u00e9posant se transporta au lieu de La Chaux, pays de Suisse, en une maison appartenant a Claude Mercier Des Plans, du moins au devant d&rsquo;icelle, d&rsquo;o\u00f9 il sortit une servante, laquelle sur les interrogations a elles faites, r\u00e9pondit qu&rsquo;il y avait deux malades en icelle, que l&rsquo;on fit venir, l&rsquo;un avait la peste et l&rsquo;autre qui d\u00e9c\u00e9da s&rsquo;appelait Antoine Humbert Prenel dit le Busson; la servante dit que Jean Mercier fils dudit Claude Mercier Des Plans estat deja d\u00e9c\u00e9d\u00e9 auparavant, qu&rsquo;il avait une bosse a l&rsquo;aine<\/em>\u00c9\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me t\u00e9moin est Claude BILLOD SYMONOTTE, du Villard, laboureur, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ 40 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut appel\u00e9 le quatre juillet 1631 pour traiter Jean Fran\u00e7ois Mercier Des Plans de la maladie de contagion et Blaise Myotte mourut pendant qu&rsquo;il \u00e9tait aux loges \u00e0 traiter dedit Jean-Fran\u00e7ois.<\/p>\n\n\n\n<p>La vingtaine de t\u00e9moins cit\u00e9s \u00e0 l&rsquo;enqu\u00eate relatent des faits d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9s dans l&rsquo;enqu\u00eate pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p>Notons le t\u00e9moignage du vingt-troisi\u00e8me t\u00e9moin, honorable Guillaume VERMOT-GROSJEAN, co\u00e9chevin, qui dit que Claude MERCIER DES PLANS \u00e9tait le plus riche du village, \u00e9tant impos\u00e9 \u00e0 26 F alors que le suivant ne payait que 16 F, et laissait \u00e0 sa mort plus de trente mille francs.<\/p>\n\n\n\n<p>On poss\u00e8de la contre-enqu\u00eate relative \u00e0 ce deuxi\u00e8me proc\u00e8s, c&rsquo;est \u00e0 dire la production des t\u00e9moins \u00e0 d\u00e9charge par Pierre Mercie Pegot.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette enqu\u00eate a lieu \u00e0 Morteau, le tiers du mois de janvier de 1634.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me t\u00e9moin est \u00e0 nouveau Ma\u00eetre Pierre BARBIER, chirurgien;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>&nbsp;il aurait est\u00e9 a diverses fois visit\u00e9 feu Mre Claude Mercier des Plans, au commencement de la maladie dont il mourut, pour luy tirer du sang, ainsi qu&rsquo;il aurait faict a deux de ses filles qui estaient ja malades, aucune fois il ne recogneu en aucune fa\u00e7on que ce fut peste, sinon lors qu&rsquo;il fut une fois mand\u00e9 que fut la derni\u00e8re qu&rsquo;il entra en lad. maison a l&rsquo;effet de luy appliquer quelques remedes y contenus en une lettre missive que la fille Couthet, appothicaire luy avait addresse ensemble d&rsquo;une ordonnance du Sieur Francois, docteur en medecine a Salins, et depuis qu&rsquo;il se transporta au devant de la maison dud. fut Desplans, environ sept ou huit jours apr\u00e8s sa mort, accompagn\u00e9 du fils dud. d\u00e9fendeur, nomm\u00e9 Nicolas, lequel le vient advertir avec le Sieur Marc Gaulard, coeschevin aud. Morteau, pour visiter la dernier d\u00e9c\u00e9d\u00e9e des filles dud. Desplans selon qu&rsquo;il fit et recogneut qu&rsquo;elle estait morte de peste et par apres alla en divers aultres quartiers dud. Chinard, mesme a la Chaux et aux Rosieres, ou il recogneut quattre ou cinq malades de la contagion, d&rsquo;ou retournant pour en faire son rapport aux sieurs eschevins de la Grand Ville de Mortaulx assembles lors en la maison dud. Marc Gaulard avec plusieurs aultres eschevins des quartiers du Val du lieu, il leur fict entendre que lad. fille estait morte de peste et ceux qu&rsquo;il avait visit\u00e9 es lieux cy dessus en estaient atteint, de quoy ayant est\u00e9 led. produisant reprins et tanc\u00e9 par les eschevins, il leur dit que ce n&rsquo;estait pas de la peste [\u00c9], et assure aussy led. deposant que led. Mercier d\u00e9fendeur ceste part, lors qu&rsquo;il s&rsquo;en revient avec luy dud. Chinard apres lad. visite faicte le requiera diverses fois pendant le chemin de ne point dire que lad. fille estait morte de peste, luy disant pour l&rsquo;amour de Dieu, de ne le dire jusqu&rsquo;a ce qu&rsquo;elle fut enterr\u00e9e&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me t\u00e9moin est Cleriadus GIRARDOT, eschevin de la Grand Ville de Mortaulx, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ cinquante ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>&nbsp;au temps de la maladie de laquelle fut Claude Mercier Des Plans, p\u00e8re du produisant, d\u00e9c\u00e9da au lieu de Chinard, il y courait une fiebvre en divers endroits du Val dud. Mortaulx, dont l&rsquo;on jugeait et tenait communement que led. feu Desplans estait atteint, aussy durant qu&rsquo;il fut malade, plusieurs personnes l&rsquo;auraient este visiter et fut iceluy enterr\u00e9 solemnellement en la place que luy appartient au cimetiere dud. Mortaulx ou led. deffendeur assista entre aultres, que fait croire aud. sieur deposant que s&rsquo;il eut jug\u00e9 que ce fut est\u00e9 de peste, il n&rsquo;eut assiste qud. enterrement, ainsi au contraire, comme il estait coeschevin du quartier de Montlebon duquel deppend led. Chinard, il eust plustot proc\u00e9d\u00e9 a la barre de sa maison et tenu les ordres de police en tel cas necessaires pour la contenance de la sante publique, et n&rsquo;eust encore permis que de depuis l&rsquo;une des filles dud. Desplans ayt este aussy inhume solemnellement ainsy qu&rsquo;auparavant avait est\u00e9 un sien fils sans aucun soubcon de mal contagion et n&rsquo;en recogneu en aulcun, que quelques un s&rsquo;estant prins garde qu&rsquo;il y estait mort diverses pesonnes, tant chez led. Desplans, que en la maison de Gros Claude Prenel, en la montagne dicte a la Chaux, luy le sieur deposant, lors coeschevin aud. Mortaulx et a la participation de quelqu&rsquo;aultres aussy eschevins, renvoya maistre Pierre Barbier, chirurgiain en la maison dud. Deplans, pour la visitter, lequel ayant faict rapport aulx sieurs eschevins, qu&rsquo;il avait tenue en la maison dud. Desplans ja lors deced\u00e9, une sienne fille qui estait morte de peste, lequel rapport fut fait en la maison du Sieur Marc Gaulard ou lors estaient ssemblez la majeure part des prodhommes pour communiquer de cette affaire, ou estant a l&rsquo;instant survenu led. Jean Mercier defendeur et son fils, led.deposant print occasion de se \u00c9contre led. sieur Gaulard pour luy avoir permis l&rsquo;entree en lad. maison et s&rsquo;en sortit, et mesme led. jour l&rsquo;on fit entendre a luy le sieur deposant que iceluy Mercier estait present a la conduite de la fille morte de peste au cimetiere de l&rsquo;eglise pour son enterrement, quoy qu&rsquo;il fut este present au rapport, accourut led. deposant au cimetierre pour empescher son inhumation, mais il y arriva trop tard, ne sachant a quelle raison iceluy deffendeur peut pretendre des interests a l&rsquo;encontre du produisant a cause de lad.contagion, n&rsquo;ayant jamais veu prattiquer semblable chose ent tel cas&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cinqui\u00e8me t\u00e9moin est Anthoine MERCIER, de la Grand Ville de Mortaulx, bouchier de sa profession, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ soixante et dix ans. Il est parent au quart degr\u00e9 au d\u00e9fendeur ainsi qu&rsquo;au produisant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>il estait en ce lieu de Grand Ville de Mortaulx ou il estait venu au marchez, et que l&rsquo;une de ses filles luy vient treuver et luy dict que le Sieur Mercier ceste part deffendeur l&rsquo;avait est\u00e9 demandez en sa maison pour luy dire qu&rsquo;il deut aller faire la fosse pour enterrer lad. fille au cimetierre dud. Mortaulx et en la place qui leur y appartient, ce qu&rsquo;il fit et apr\u00e8s quoi, luy deposant estant parent a lad. fille alla au devant lorsque l&rsquo;on l&rsquo;apportait pour l&rsquo;inhumer aud. cimetierre, en quoy il se donna garde que plusieurs se plaignaient de ce que l&rsquo;on l&rsquo;enterrait ainsi solemnellement, et entre aultres le Sieur Cleriadus Girardot qui disait que lad. fille estait morte de peste; neanmoins le sieur ceste part defendeur assistant aud. enterrement disait que non et qu&rsquo;elle n&rsquo;estait morte de ceste maladie, neanmoins il se couvrait le nez avec son mouchoir d&rsquo;ou le deposant estime que le deffendeur jugeait ou scavait que lad.fille estait decedee de lad. contagion et qu&rsquo;il n&rsquo;en estait pas ignorant parcequ&rsquo;il se couvrait ainsy a eviter le mauvais air du corps de la fille<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sixi\u00e8me t\u00e9moin est R\u00e9v\u00e9rend p\u00e8re Pierre Claude FAUG, sup\u00e9rieur religieux au couvent des r\u00e9v\u00e9rends p\u00e8res minimes au Val de Mortaulx, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ quarante et un ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>est veritable que l&rsquo;on ne se soubconnait d&rsquo;aucune peste apres la mort mesme dud. feu Desplans, pour ce que il y eut une grande assembl\u00e9e pour la benediction de la pierre fondamentale de la chapelle ou eglise dud. couvent ou ceux de Chinnard estaient ainsy que ceux des aultres villages dud. Mortaulx et aultres estrangers et ne parut la contagion aud. val de Mortaulx que trois jours apres la benediction et y avait ja dix sept jours que le feu Desplans estait deced\u00e9, qu&rsquo;est une marque que l&rsquo;on ne jugeait point que le feu Desplans estait mort de la contagion<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le septi\u00e8me t\u00e9moin est Ma\u00eetre Jacques LOUVRIER, pr\u00eatre vicaire domestique en la grande ville de Mortaulx, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ trente huit ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>il avait est\u00e9 par quattre diverses fois en les maisons de feu Claude Desplans aux lieu de Chinard et de la Chaux, tant pour confesser iceluy que aultres de ses domestiques, leurs administrer les saints sacrements de l&rsquo;hostie et de l&rsquo;extreme onction, sans aucune suspicion de la contagion [\u00c9], qu&rsquo;au commencement la commune oppinion estait que c&rsquo;estait d&rsquo;une fiebvre chaude qui courait aud. temps au Val dud. Mortaulx [\u00c9], se souvenant neantmoins qu&rsquo;il y eut un grand bruit lors que l&rsquo;on enterra au cimetierre dud. Mortaux la derniere des filles dud. Desplans quoy qu&rsquo;elle ne fut pourtee a l&rsquo;eglise, sur ce que l&rsquo;on se doubtait qu&rsquo;elle estait morte de la peste et dont le Sieur Cleriadus Girardot se serait fasch\u00e9 contre led. sieur deposans, qui luy dit qu&rsquo;il avait ainsy faict par ordre du Sieur Cure&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le neuvi\u00e8me t\u00e9moin est Anthoine fils de feu Outhenin MERCIER de Chinard, laboureur \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ cinquante ans (parent a l&rsquo;une et l&rsquo;autre des parties par pareil degr\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>se souvient d&rsquo;avoir este souventes fois en la maison de feu Claude Mercier Desplans p\u00e8re du produisant, pendant la maladie dont il mourut, mesme y estait encore le jour de son deces, selon et tout ainsi que plusieurs aultres, voire led. deffendeur ceste part y estait quasy tourjours a cause de leur particuliere amitie et parantage et disait on communement que lad. maladie estait une fiebvre chaude que avait regne sur le val de Mortaulx [\u00c9] sept ou huit mois auparavant \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le dixi\u00e8me t\u00e9moine est Pierre fils d&rsquo;Anthoine MERCIER \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ trente ans fils du pr\u00e9c\u00e9dent t\u00e9moin).<\/p>\n\n\n\n<p>Confirme les propos de sont p\u00e8re. C&rsquo;est lui qui a conduit sur un chariot au cimeti\u00e8re la derni\u00e8re des filles de Claude Mercier Desplan sur ordre du d\u00e9fendeur, et s&rsquo;est fait tancer \u00e0 ce sujet par Cleriadus Girardot.<\/p>\n\n\n\n<p>Le onzi\u00e8me t\u00e9moin est Pierre fils de feu Claude HUMBERT PRENEL, de Chinard, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ soixante quinze ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pr\u00e9cise que led. feu Desplans et sa femme \u00e9taien cousins germains.<\/p>\n\n\n\n<p>Le douzi\u00e8me t\u00e9moin est Pierre GIRARD GUYOT de Chinard, laboureur, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ trente ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9clare qu&rsquo;il est impossible que le d\u00e9fendeur, le notaire Mercier, ait pu avoir une telle perte pour cause de peste de mille ou douze cent francs , car :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>il est impossible qu&rsquo;il puisse faire un tel proffit de son mestier de notaire au lieu de Chinard et circonvoisins, qu&rsquo;en une annee entiere il puisse gagner semblable somme ny beaucoup moindre, car si ainsy estait il serait beaucoup plus commode et riche qu&rsquo;il nest estim\u00e9 que des mediocres en bien aud. Chinard<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le treizi\u00e8me t\u00e9moin est Fran\u00e7ois fils de Claude HUMBERT PRENEL de Chinard, laboureur \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ vingt sept ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Le quatorzi\u00e8me est Guillaume fils de Pierre ROUGNON de Cornabey, laboureur, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ trente ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Le quinzi\u00e8me est S\u00e9bastien JEAN ROY de Mortaulx, receveur des sieurs habitants et eschevins dud. Mortaulx.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pr\u00e9cise que le d\u00e9fendeur n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 pour :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>le jet jett\u00e9 an l&rsquo;an mille six cent trente deux pour l&rsquo;an mille six cent trente et trois qu&rsquo;a vingt huit gros, et en l&rsquo;an mille six cent trente trois pour la presente a trente gros, y ayant des habitants qui sont imposes a trois ou quatre francs<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le seisi\u00e8me t\u00e9moin est honorable Delle VERNIER de Mortaulx, ag\u00e9 d&rsquo;environ trente six ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>se recougnait par le livre des impositions du jet de l&rsquo;an mille six cent vingt deux qu&rsquo;iceluy deffendeur ne fut impos\u00e9 qu&rsquo;a deux francs que fut le plus gros jetz qu&rsquo;aurait este jette au val de Mortaulx a raison des cloches qu&rsquo;il faillut refondre et encore a cause de la milice, ayant mesme recougneu par led. livre qu&rsquo;il avait en mains [\u00c9], qu&rsquo;il y en avait aud. Chinard qui furent imposes a trente trois francs<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dix-septi\u00e8me est Jean GRAVEL, procureur postulant au si\u00e8ge de Pontarlier, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ quarante sept ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>pendant six ans il a este amodiateur du scel du ressort de Pontarlier, led. Jean Mercier ne luy a paye pour tout droit de scel des contrats qu&rsquo;il disait avoir receu qu&rsquo;environ quatre francs et demy<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier t\u00e9moin est interrog\u00e9 \u00e0 Salins, il s&rsquo;agit de Pierre FRANCOIS, docteur en m\u00e9decine demeurant \u00e0 Salins, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environt quarante ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se souvient seulement d&rsquo;avoir r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 Pontarlier au mois de juin 1631 une ordonnance pour un particulier de Morteau.<\/p>\n\n\n\n<p>On notera que le personnage principal de cette affaire n&rsquo;est jamais nomm\u00e9 GUYOT MERCIER DES PLANS, mais seulement MERCIER DES PLANS, forme du patronyme qui s&rsquo;imposera jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>On notera aussi que le tuteur de Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS est Pierre MERCIER PEGUOT, ce qui confirme la proche parent\u00e9 de ces deux branches.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais revenons \u00e0 l&rsquo;apparition de la peste dans le val de Morteau en 1631. Il semble bien que Claude MERCIER DES PLANS l&rsquo;ait ramen\u00e9e de Suisse, plus pr\u00e9cis\u00e9ment des Verri\u00e8res, o\u00f9 ils \u00e9tait all\u00e9 chercher de l&rsquo;argent qu&rsquo;on lui devait.<\/p>\n\n\n\n<p>Revenant par son meix de La Chaux, il y amena la contagion. Et enfin de retour \u00e0 Chinard, il contamina sa famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le courant du mois de juin 1631, il perdit deux enfants, puis mourut lui m\u00eame peu apr\u00e8s. Il semblerait que la famille ait cherch\u00e9 \u00e0 cacher la gravit\u00e9 de la maladie. Trop d&rsquo;int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats \u00e9taient sans doute en jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est quand une autre des filles mourut d\u00e9but juillet les yeux s&rsquo;ouvrirent enfin, et que les \u00e9chevins prirent les mesures n\u00e9cessaires pour isoler les malades dans des loges.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dans l&rsquo;une d&rsquo;elles que mourut Blaise MYOTTE et dans une autre que fut soign\u00e9 Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS, qui lui surv\u00e9cut.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ressentiment de la population contre Claude Mercier des Plans qui avait ramen\u00e9 la peste au pays, devait \u00eatre grand, et quand le fl\u00e9au s&rsquo;\u00e9loigna, sans doute avec l&rsquo;hyver, certains firent leurs comptes et se demand\u00e8rent sans doute s&rsquo;ils ne pouvaient pas se payer sur l&rsquo;h\u00e9ritage qui \u00e9tait d&rsquo;importance comme nous allons le voir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le compte de la tutelle qu&rsquo;a exerc\u00e9e Pierre MERCIER DIT PEGOT, a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9. Il est dat\u00e9 du onze juillet 1634 est ne contient pas moins de cent cinquante pages.<\/p>\n\n\n\n<p>Il nous apprend que le tuteur a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu le 19 novembre 1631, soit pr\u00e8s de cinq mois apr\u00e8s la mort du p\u00e8re, d\u00e9lai inhabituel, mais d\u00fb sans doute \u00e0 la peste qui paralysait toute activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;aisance de Claude MERCIER DES PLANS nous est confirm\u00e9e; il ne poss\u00e9dait pas moins de cinq meix :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un meix \u00e0 Derri\u00e8re Chatel,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un meix au Parmey, montagne de Chinard, lou\u00e9 \u00e0 Guillaume BOILLOD,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un meix \u00e0 la Grand Combe, lou\u00e9 \u00e0 Jacque VAUGNE,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un meix \u00e0 la Chaux d&rsquo;Estalier,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un meix \u00e0 Chinard.<\/p>\n\n\n\n<p>Les recettes des locations des meix, rentes, ventes de grain est b\u00e9tail s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 4849 F. Les d\u00e9penses s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 4428 F, et dans ces \u00ab\u00a0missions\u00a0\u00bb du tuteur, les d\u00e9penses pour les diff\u00e9rents proc\u00e8s, termin\u00e9s ou \u00ab\u00a0pendants\u00a0\u00bb tiennent une bonne place.<\/p>\n\n\n\n<p>Au folio 15 V\u00b0, est rapport\u00e9e une rente d\u00fbe par Pierre fils de feu Pierre BONZON, au b\u00e9n\u00e9fice de Claude fils de Pierre GUYOT MERCIER, ayeul du pupille. Cette rente \u00e9tablit donc avec certitude l&rsquo;ascendance de Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS qui fait l&rsquo;objet de la suite de cette \u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Jean-Fran\u00e7ois Mercier-des-Plans et sa descendance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dans le meix de Chinard que Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS a fait sa demeurance avec ses deux soeurs Jeanne et Guillauma. Ce sont les trois survivants de la famille avec Clauda femme de Claude BOICHARD de Grand Combe.<\/p>\n\n\n\n<p>Le compte de tutelle nous apprend que Jean Fran\u00e7ois vient de passer l&rsquo;\u00e2ge de quatorze ans, il est donc n\u00e9 vers 1620.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a la lourde responsabilit\u00e9 de prendre en mains les affaires familiales.<\/p>\n\n\n\n<p>Son tuteur l&rsquo;a fait instruire, entre autres, 34 gros ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s \u00e0 Jean BOURNEL pour l&rsquo;avoir enseign\u00e9 en son \u00ab\u00a0eschole\u00a0\u00bb. Jean Fran\u00e7ois signe d&rsquo;ailleurs le compte de curatelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Arrive alors la guerre de dix ans et Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS va sans doute se r\u00e9fugier en Suisse avec la majeure parties des habitants du Val.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut penser qu&rsquo;il se marie d\u00e8s le calme revenu.<\/p>\n\n\n\n<p>Et le 26 juin 1651, est baptis\u00e9 Claude Joseph MERCIER DES PLANS, fils de Jean Fran\u00e7ois et de Catherine BOILLOD.<\/p>\n\n\n\n<p>Le parrain est Claude BOILLOD, la marraine Guillemette MERCIER DES PLANS.<\/p>\n\n\n\n<p>La marraine est la soeur de Jean Fran\u00e7ois comme le prouve une donation qu&rsquo;elle fait en 1671.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette donation est dat\u00e9e du 29 mai 1671, et est intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Donation par Guillauma fille de feu honorable Claude GUIOT MERCIER DES PLANS de Chinard\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;intitul\u00e9 confirme l&rsquo;identit\u00e9 des deux patronymes MERCIER DES PLANS et GUIOT MERCIER DES PLANS.<\/p>\n\n\n\n<p>La donataire laisse :<\/p>\n\n\n\n<p>50 F chacun \u00e0 honorables Jean et Gui BOICHARD, ses neveux;<\/p>\n\n\n\n<p>100F \u00e0 Anne BOICHARD;<\/p>\n\n\n\n<p>100 F \u00e0 Charlotte DERMIGNEUX sa petite ni\u00e8ce et filleule,<\/p>\n\n\n\n<p>2000 F \u00e0 Claude Joseph GUIOT MERCIER DES PLANS son neveu et filleul;<\/p>\n\n\n\n<p>le reste \u00e0 son fr\u00e8re Jean Fran\u00e7ois.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1659 Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS est \u00e9chevin de Montlebon.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa premi\u00e8re femme Catherine BOILLOD meurt le 5 mai 1677; or celle-ci, trois ans auparavant, en 1674 a h\u00e9rit\u00e9 de sa cousine Nicole GAULARD de Morteau d&rsquo;une rente de 7 F de capitale de 100 F. Dans le testament Catherine BOILLOD est dite femme d&rsquo;honorable Jean-Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS des Plains de Chinard. Et l&rsquo;on tient sans doute dans ce lieu dit l&rsquo;origine du surnom, puis du patronyme.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS se remarie avec Jacqua PRENOT DUBOIS qui meurt \u00e0 son tour le 23 janvier 1689 \u00e2g\u00e9e de soixante dix ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;en est-il du patrimoine familial ? En 1683, Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS est encore le plus impos\u00e9 de Chinard, et pourtant le 3 janvier 1683 honorable Jean Fran\u00e7ois MERCIER DES PLANS et son fils Claude Joseph empruntent 400 livres \u00e0 Jean MICHEL PARGOT, par devant le notaire Bole.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore le 16 septembre 1696, il emprunte conjointement avec son fils Claude Joseph 200 livres aux R.P. Minimes de Sur la Seigne.<\/p>\n\n\n\n<p>Et sans doute meurt-il avant 1700, ayant surv\u00e9cu \u00e0 la peste, \u00e0 la guerre de dix ans, et \u00e0 la conqu\u00eate par les Fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Son fils Claude Joseph s&rsquo;est mari\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1672 en l&rsquo;\u00e9glise de Morteau avec S\u00e9bastienne fille de Pierre THOMAS THOMAROT de Combe sous Motte. Le cousin germain, Guy BOICHARD, procureur d&rsquo;office est pr\u00e9sent au mariage.<\/p>\n\n\n\n<p>On lui conna\u00eet cinq enfants :<\/p>\n\n\n\n<p>1.&nbsp;<strong>Claude Hyacinthe<\/strong>&nbsp;n\u00e9 vers 1650 dont il est parl\u00e9 plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p>2. Pierre Joseph, baptis\u00e9 le 10 janvier 1675, le parrain est Pierre Thomas, sans doute le grand-p\u00e8re maternel, la marraine est Catherine Boillod, la grand-m\u00e8re paternelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Il sera impliqu\u00e9 en 1690 dans une requ\u00eate en annulation de testament, ayant \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin le 12 d\u00e9cembre 1688 du testament de Claude GUYOT, alors qu&rsquo;il lui manquait un mois pour avoir l&rsquo;\u00e2ge l\u00e9gal de quatorze ans.<\/p>\n\n\n\n<p>3. Antoine, n\u00e9 vers 1683, mort le 13 f\u00e9vrier 1761 \u00e0 78 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>4. Anne Marguerite, baptis\u00e9e le 5 f\u00e9vrier 1688,son parrain est Guillaume SIMON VERMOT, sa marraine Anne Marguerite BOBILLIER CHOMONT; elle se mariera par contrat du 23 mai 1715 devant le notaire Vernier avec Fran\u00e7ois fils de Hugue GARNACHE CHAGRIS et Gertrude JEAN JACQUOT des Gras, elle apporte une dot de 600 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>5. Pierre Adrien baptis\u00e9 le 17 octobre 1690, le parrain est Pierre Baptiste DERMIGNEUX, la marraine Adrienne RENAUD DUBOIS.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1737 Claude Joseph MERCIER DES PLANS approche de 90 ans et ses fils se disputent d\u00e9j\u00e0 ses biens<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 Antoine qui est accus\u00e9 de s&rsquo;approprier les biens en intelligence avec son beaufr\u00e8re Fran\u00e7ois GARNACHE CHAGRIS.<\/p>\n\n\n\n<p>De l&rsquo;autre ses deux fr\u00e8res Pierre Joseph et Claude-Hyacinthe qui veulent mettre leur p\u00e8re en tutelle.<\/p>\n\n\n\n<p>La mort de Claude Joseph MERCIER DES PLANS le 19 avril 1738 \u00e0 88 ans met un terme \u00e0 cette triste querelle de famille. Il est enterr\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise des Minimes de Sur la Seigne et le 6 mai son testament est publi\u00e9 au baillage de Pontarlier.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement Antoine aura eu gain de cause, car il h\u00e9rite de la maison de Chinard avec le jardin et quatre journaux, des effets et meubles contenus dans la maison, \u00e0 charge pour lui de payer six cents basses messes et la rente de 1000 francs comtois d\u00fbe au Chapitre m\u00e9tropolitain de Besan\u00e7on.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le surplus, les trois fr\u00e8res, Claude Hyacinthe, Pierre Joseph et Antoine sont h\u00e9riters chacun pour un tiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Antoine renacle d&rsquo;ailleurs \u00e0 payer les charges, car le 12 avril 1739 il est assign\u00e9 au paiement de ces six cents basses messes par les R\u00e9v\u00e9rends P\u00e8res Minimes de Sur la Seigne.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque messe valant 6 sols 8 deniers, le total fait 200 livres et Antoine n&rsquo;a pay\u00e9 que 100 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude Hyacinthe MERCIER DES PLANS s&rsquo;\u00e9tait mari\u00e9 par contrat du 31 octobre 1707 devant Vernier notaire avec Etiennette fille de Guillaume FEUVRIER et Jeanne JEANJACQUOT de Derri\u00e8re le Mont.<\/p>\n\n\n\n<p>La mari\u00e9e apportait en dot 400 F, un troussel de tout huit, une vache, un habit neuf, un lit de plume assorti d&rsquo;une couverte piqu\u00e9es et deux oreillers.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude Hyacinthe MERCIER DES PLANS aura cinq enfants :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Claude Joseph, mort en 1785, bourgeois d&rsquo;Arbois dont le fils Claude-Fran\u00e7ois sera sculpteur \u00e0 Laon en Picardie.<\/li>\n\n\n\n<li>Pierrette mari\u00e9e \u00e0 P\u00e9tr\u00e9 Joly<\/li>\n\n\n\n<li>Jeanne Fran\u00e7oise n\u00e9e en 1711, mari\u00e9e en 1741 \u00e0 Claude Joigneney de Grand&rsquo;Combe<\/li>\n\n\n\n<li>Jeanne, n\u00e9e le 25 janvier 1713, son parrain est Etienne VERMOT DES ROCHES, sa marraine Jeanne FEUVRIER.<\/li>\n\n\n\n<li>Marguerite, n\u00e9e le 3 novembre 1713, son parrain est Pierre VUILLEMIN de Chinard, sa marraine Marguerite CHOUFFE de Derri\u00e8re le Mont. D\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 27 brumaire An 3. Elle \u00e9pouse le 6 f\u00e9vrier 1747 \u00e0 Besan\u00e7on Claude Joseph CUPILLARD fils de Hugue et de Jeanne Fran\u00e7oise BOURNEL dont elle aura cinq enfants . Quand Marguerite MERCIER DES PLANS meurt le 27 brumaire An 3, quelque temps apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9e de suspecte par les r\u00e9volutionnaires de Morteau elle est devenue Marguerite DESPLANS et le patronyme a maintenant perdu toute trace de son origine.<\/li>\n\n\n\n<li>Jean Antoine n\u00e9 en 1725;<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><a href=\"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/haut-doubs-autrefois\/\"><strong>Lien vers les publications pr\u00e9c\u00e9dentes<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/patronymes-du-haut-doubs\/\">Dictionnaire des patronymes<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Venez compl\u00e9ter votre g\u00e9n\u00e9alogie en Franche-Comt\u00e9 en vous abonnant \u00e0 :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/framalistes.org\/sympa\/info\/racines-franc-comtoises\">Racines franc-comtoises<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/framalistes.org\/sympa\/info\/racines-franc-comtoises\">https:\/\/framalistes.org\/sympa\/info\/racines-franc-comtoises<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La liste incontournable fond\u00e9e en 1999<\/p>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"95c85f32-095e-4e99-9f26-11bf4ddbd14e\">Christian Monneret. Histoire des noms de famille du Haut-Doubs. <a href=\"#95c85f32-095e-4e99-9f26-11bf4ddbd14e-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"9c7f867a-a221-4128-b07c-8cb577abc125\">D&rsquo;apr\u00e8s une monographie diffus\u00e9e \u00e0 petit nombre en 1990 et dont on trouvera un exemplaire aux Archives D\u00e9partementales du Doubs. <a href=\"#9c7f867a-a221-4128-b07c-8cb577abc125-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les origines de la famille Mercier des Plans MERCIER-des-PLANS\u00a0\u2013 1589 \u00e0 Montlebon, o\u00f9 les Mercier-des-Plans se sont d\u2019abord appel\u00e9s Guyot Mercier, puis Guyot-Mercier-des-Plans et \u00e0 la veille de la R\u00e9volution s\u2019appelleront pour certains simplement Desplans. Cette famille appara\u00eet \u00e0 Chinard, hameau de Montlebon, \u00e0 la fin du XVIe\u00a0si\u00e8cle. Elle doit son nom au meix \u00ab [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"[{\"content\":\"Christian Monneret. 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