{"id":445,"date":"2024-12-04T11:56:30","date_gmt":"2024-12-04T10:56:30","guid":{"rendered":"https:\/\/numa-monneret.fr\/?p=445"},"modified":"2025-01-12T10:01:20","modified_gmt":"2025-01-12T09:01:20","slug":"chopard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/2024\/12\/04\/chopard\/","title":{"rendered":"CHOPARD"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les origines<\/h2>\n\n\n\n<p>CHOPARD (Choppard, Chopart, Choppart)&nbsp;\u2013 1330 \u00e0 Villers-le-Lac; 1415 \u00e0 Grand\u2019Combe-Ch\u00e2teleu avec Perrin Chopard venu du village des Brenets qui faisait alors partie de la seigneurie de Morteau. Les Chopard sont d\u00e9j\u00e0 sur les c\u00f4tes de Chaillexon, \u00e0 Villers-le-Lac, d\u00e8s 1330 avec celui qui semble bien \u00eatre leur anc\u00eatre, \u00ab l\u2019eschopart \u00bb, qui \u00e0 cette \u00e9poque tenait une \u00e9choppe. Ils deviennent vite si nombreux que les surnoms vont se multiplier. En 1549, Guillaume Chopart, de Chez Alisson (actuellement Chaillexon), fait l\u2019objet d\u2019un des rares proc\u00e8s dont les minutes nous soient parvenues; il est accus\u00e9 d\u2019avoir incendi\u00e9 une maison, il pr\u00e9tend que c\u2019est sur ordre du prieur qui voulait faire dispara\u00eetre des papiers, mais rien n\u2019y fait, le malheureux finira pendu au gibet de Dole. Ma\u00eetre Antoine Landry, Morteau, tabellion g\u00e9n\u00e9ral, lieutenant de justice, \u00e2g\u00e9 de 56 ans, t\u00e9moigne en 1611 lors d\u2019un proc\u00e8s, que \u00ab les Chopard du quartier du Lac sont tous parents et issus d\u2019une m\u00eame famille, tellement s\u2019ayment que qui fait desplaisir \u00e0 l\u2019un le fait \u00e0 tous \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/gw.geneanet.org\/chmonneret_w?lang=fr&amp;m=S&amp;n=chopard&amp;p=\">G\u00e9n\u00e9alogie<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Faits-divers<\/h2>\n\n\n\n<p>En 1549 une maison est incendi\u00e9e dans le Val de Morteau. Un habitant du Quartier du Lac, Guillaume Chopart, de Chez Allisson (Chaillexon), est rapidement arr\u00eat\u00e9 et emprisonn\u00e9 \u00e0 Morteau. Il est accus\u00e9 d\u2019avoir, avec un habitant des Brenets nomm\u00e9 Jacques Gelin, mis le feu \u00e0 la maison de Guillaume Py, de Malpas. La proc\u00e9dure suit son cours, mais coup de th\u00e9\u00e2tre, l\u2019accus\u00e9 s\u2019\u00e9vade&nbsp;; repris dans la seigneurie de Vaumarcus, d\u00e9pendant du comt\u00e9 de Neuch\u00e2tel, apr\u00e8s l\u2019intervention du parlement de Dole, il retrouve la prison de Morteau, puis successivement celles, Pontarlier et enfin Dole. Mais ce qui semblait n\u2019\u00eatre qu\u2019une affaire de droit commun devient rapidement une affaire d\u2019Etat, quand l\u2019accus\u00e9 met en cause le prieur commendataire du prieur\u00e9 de Morteau, Fran\u00e7ois de Viry, seigneur de la terre de Morteau, qui l\u2019aurait pay\u00e9 pour mettre le feu, voulant faire dispara\u00eetre des papiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9pisode de l\u2019histoire du Val de Morteau n\u2019est pas inconnu des historiens, Truchis de Varennes dans son Histoire du prieur\u00e9 de Morteau, en a fait le r\u00e9sum\u00e9, sans en avoir trouv\u00e9 l\u2019\u00e9pilogue, d\u00e9couvert dans les archives du parlement de Dole. Les archives qui nous sont rest\u00e9es m\u00e9ritent une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e, d\u2019une part elles nous \u00e9clairent sur des aspects de la vie quotidienne au milieu du seizi\u00e8me si\u00e8cle, d\u2019autres part, elles sont un des rares t\u00e9moignages qui nous soit rest\u00e9 d\u2019une enqu\u00eate judiciaire \u00e0 cette \u00e9poque. En effet, \u00e0 Morteau il ne reste rien de la justice seigneuriale d\u2019avant la Guerre de Dix Ans, \u00e0 Pontarlier les archives de la justice du Bailliage ont elles aussi disparu, ne restent que les archives du Parlement de Dole, or si ces derni\u00e8res sont tr\u00e8s riches avec des dizaines de registres d\u2019appointements ou d\u2019arr\u00eats, les minutes d\u2019enqu\u00eates du seizi\u00e8me si\u00e8cle ont h\u00e9las pour la plupart disparu.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interrogatoire de Guillaume Choppart va nous permettre de faire connaissance avec le personnage principal. Nous sommes le 26 juin 1550 \u00e0 la prison de Pontarlier.<\/p>\n\n\n\n<p>Interrog\u00e9 sur son nom et son \u00e2ge, il r\u00e9pond \u00ab&nbsp;qu\u2019il a nom Guillaume Choppard, natifz du village de Chieux Allisson, au Vaulx et seigneurie dudit Mortault, aag\u00e9 d\u2019environ vingt neufz ans, de mestier de laboureur de terre, sans savoir aultre mestier particulier, homme mari\u00e9 et ayant de sa femme quatre enffans, deux filz et deulx filles&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On l\u2019interroge ensuite sur son premier emprisonnement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;que \u00e0 ung jour de jeudy apr\u00e8s la saint Michiel pass\u00e9, environ les unze heures du soir, luy estant couch\u00e9 en son lict\u2026&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On le fit s\u2019habiller et il fut conduit \u00e0 La Grand Ville (Morteau) en la maison de Henry Musy et le lendemain on le mena en la prison \u00ab&nbsp;du Mitan&nbsp;\u00bb, il fut mis aux fers \u00ab&nbsp;enferr\u00e9 par les deux jambes et un quart d\u2019heure apr\u00e8s, Jehan Musy, procureur du seigneur de Morteau en la justice du lieu, Guillaume Murgey, le scribe, et d\u2019autres officiers l\u2019emmen\u00e8rent dans une autre prison appel\u00e9e \u00ab&nbsp;la murtriere&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;\u00e0 raison desdits fers fut pourt\u00e9 par Anthoine Convers alias Brelant sur son col&nbsp;\u00bb.<br>Par plusieurs fois, tant Jehan Musy, procureur, Guillaume Murgey, scribe, Antoine Musy fils dudit Jehan Musy, tabellion, Estienne Lescot, lui dirent les paroles suivantes \u00ab&nbsp;appel\u00e9&nbsp;!&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut examin\u00e9 par messire Henry Saulget, docteur es droit, lieutenant pour le seigneur de Moteau, et par plusieurs fois on lui demanda \u00ab&nbsp;d\u2019appeler&nbsp;\u00bb, ce qu\u2019il refusa de faire. Etienne Lescot lui dit alors \u00e0 l\u2019oreille \u00e0 voix basse \u00ab&nbsp;appelle s\u2019en tes fr\u00e8res le te mandent&nbsp;\u00bb et l\u2019accus\u00e9 pensant que c\u2019\u00e9tait vrai en appela. Il fut donc conduit au ch\u00e2teau de Vennes o\u00f9 il resta en prison au fond d\u2019une tour jusqu\u2019au vendredi apr\u00e8s No\u00ebl, soit environ dix semaines. Les officiers de Vennes d\u00e9clar\u00e8rent qu\u2019il avait mal appel\u00e9 et le renvoy\u00e8rent \u00e0 Morteau o\u00f9 il fut mis dans la chambre appel\u00e9e \u00ab&nbsp;la chambre sur la place&nbsp;\u00bb, gard\u00e9 par Antoine Convers, Jacques Vauthier et un autre sergent. Il y resta environ un mois et fut interrog\u00e9 quatre ou cinq fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour survint le seigneur de Morteau accompagn\u00e9 d\u2019un gentilhomme nomm\u00e9 Mathar, son ma\u00eetre d\u2019h\u00f4tel, un autre nomm\u00e9 Sully, du Pays de Savoie et avec eux la m\u00e8re du sieur de Morteau et ses deux s\u0153urs. Avant de sortir, le sieur de Morteau, prit sous le lit des gardes des fers servant \u00e0 enferrer les mains et les posa sur la fen\u00eatre \u00e0 port\u00e9e de sa main. Apr\u00e8s son d\u00e9part, il prit ces fers et s\u2019en servit pour desserrer les fers de ses jambes. Dans la nuit il put les enlever et trouva la porte de la chambre ouverte, de m\u00eame il trouva ouverte la grande porte sur la place, alors il partit vers son village de Chez Allisson et de l\u00e0 \u00e0 Vaumarcus en un village appel\u00e9 Gourg. Arriva Antoine Musy qui le fit mettre en prison au ch\u00e2teau de Vaumarcus o\u00f9 il resta douze jours et fut interrog\u00e9 puis fut transport\u00e9 \u00e0 Neuch\u00e2tel.<\/p>\n\n\n\n<p>Sollicitation par Pierre Bergeon et Guillaume Michiel de br\u00fbler la maison de Guillaume Pic, \u00e0 Malpas, moyennant vingt francs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un an, le seigneur de Morteau le fit entrer dans une chambre du prieur\u00e9, un matin vers les huit heures et lui promit cent \u00e9cus pour bruler la maison de Guillaume Py. Il refusa et encore deux ou trois autres fois. Environ la Madeleine, en la maison de Claude Bouldot, de la Grand Ville. Six jours plus tard il rencontra Jacques Gelin qui lui dit qu\u2019il avait marchand\u00e9 le feu en ladite maison.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jour de mercredi, en une maison appell\u00e9e le Rondot, taverne et hotellerie, ils burent ensemble \u00ab&nbsp;ung chacun d\u2019eulx son escot&nbsp;et apr\u00e8s sopper allarent aulx velles en la chambre des filles qu\u2019ilz tilloyent chenevey et brulaient les d\u00e9chets dans un feu&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Gelin pris un \u00ab&nbsp;chevanton&nbsp;\u00bb<a href=\"applewebdata:\/\/91124156-5BDC-4262-A51D-F754BEF1E9A4#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;dans le feu et s\u2019en all\u00e8rent \u00e0 la maison de Guillaume Py ou Gelin mit le feu dans la paille.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant de mettre en cause le prieur, comme commenditaire de l\u2019incendie, Guillaume Choppart avait aussi accus\u00e9 Bergeon et Michiel.<br>Le 4 janvier 1549 (ancien style donc 1550 nouveau style), se tiennent \u00e0 Morteau des journ\u00e9es extraordinaires de justice sous l\u2019autorit\u00e9 de Girard Landry, lieutenant pour messire Fran\u00e7ois de Viry, prieur commendataire du prieur\u00e9 de Morteau. Pierrot Bergeon, mar\u00e9chal, fils de feu Henryot Bergeon et Guilamme Michiel, des Bassots, demandent \u00e0 faire para\u00eetre leurs t\u00e9moins \u00e0 d\u00e9charge dans le proc\u00e8s o\u00f9 ils sont accus\u00e9s par le procureur de la justice Jehan Musy.<br>Le lendemain 5 janvier, les t\u00e9moins comparaissent.<br>Le premier t\u00e9moin, Guillaume Pic, de Malpas, fis de feu Perrin Pic, \u00e2g\u00e9 de vingt-deux ans, n\u2019est autre que le propri\u00e9taire de la maison incendi\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;a connu Guillammot Choppart dit Mitonnet, que l\u2019on dit estre d\u00e9tenu prisonnier pr\u00e9sentement es prisons de monseigneur pour avoir comme tient et croit ledit d\u00e9posant brullez la maison d\u2019icelluy d\u00e9posant quatre mois en\u00e7a, estant lors sise au quartier du Lac, ou lieu dit ou Maulpas, lequel Guillamot Choppart il a toujours ouyt tenir et deputez par ses voisins estre homme de l\u00e9giere conscience, habandonn\u00e9 \u00e0 tous vices et \u00e0 despendre ses biens aux tavernes et ouyr tenir propos \u00e0 Jacques filz Regnault Gelin, du villaige des Brenetz, qu\u2019il, ledit Guillamot Choppart avoit pris \u00e0 force la bource de Guillame Du Biez, du Vaultravers \u2026&nbsp;; a bonne cougnoissance de Guillame Michiel le viez et Pierrot Bergeon, mareschal, lequelz il a toujours tenuz par cy devant estre extraictz et yssuz de bons et honnestes parens, gens de biens selon leurs estatz&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me t\u00e9moin, Jehantot fils de Perrin Pic, de Chieux le Pic, demeurant au village des Bassots, est \u00e2g\u00e9 de quarante ans&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;lequel Guillammot Choppart, ledit d\u00e9posant a veu par cy devant avoir du bien et chevaux assez compectamment&nbsp;\u00bb. Le t\u00e9moin compl\u00e8te en disant qu\u2019il pense, que Guillaumot Choppart est devenu pauvre r\u00e9cemment en d\u00e9pensant son bien dans les tavernes. Le t\u00e9moin nous apprend par ailleurs que Guillammot Choppart avait un fr\u00e8re p\u00e9nomm\u00e9 Jehantot et qu\u2019il \u00e9tait cousin germain du premier t\u00e9moin.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me t\u00e9moin est Estevenin Symonnin, des Bassots, \u00e2g\u00e9 de cinquante ans, pense que c\u2019est par malice que Bergeon et Michiel ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s par Guillammot Choppart.<\/p>\n\n\n\n<p>Girard Reulle, fils de feu Guillame Reulle, du Villard (Le Villers) quatri\u00e8me t\u00e9moin, est \u00e2g\u00e9 de cinquante ans a eu une querelle avec Guillamot Choppart, qui l\u2019avait agress\u00e9 en l\u2019hostel (la maison) de Nicolas Musy, \u00e0 La Grandville et c\u2019est Huguenin Choppart, fr\u00e8re de Guillamot, qui prit sa d\u00e9fense et le \u00ab&nbsp;print en assurement&nbsp;\u00bb. En revenant par la Combe au Bournot, il re\u00e7ut un coup de pierre \u00e0 la t\u00eate et fut \u00ab&nbsp;\u00e9norm\u00e9ment bless\u00e9&nbsp;\u00bb et ne put faire autre chose \u00ab&nbsp;que s\u2019en aller bander et prendre m\u00e9decine vers Henry Joly au lieu dudit Villard&nbsp;\u00bb. Henry Joly l\u2019ayant interrog\u00e9 sur l\u2019auteur, il lui r\u00e9pondit que ce ne pouvait \u00eatre personne d\u2019autre que Guillaumot Choppart.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cinqui\u00e8me t\u00e9moin, honorable homme Jaques Dordoz, marchand \u00e0 la Grand Ville est \u00e2g\u00e9 de cinquante ans. Il a souvent vu Guillammot Choppart boire et manger en sa taverne \u00ab&nbsp;estoit coustumier avoir noise et debatz contre plusieurs usant de menasses et de forces&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume Voullot, du Prelz de Noz, dit Souvis, sixi\u00e8me t\u00e9moin, est \u00e2g\u00e9 lui aussi de cinquante ans. Il a lui m\u00eame \u00e9t\u00e9 abus\u00e9 par Guillammot Choppart, huit ans plus t\u00f4t, qui l\u2019avait requis pour caution de la somme de neuf \u00e9cus envers Claude Hugueniot, du Russey. Il le vit aussi l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e avoir une querrelle en l\u2019h\u00f4tel de Nicolas Musy \u00e0 l\u2019encontre de Estevenin Girardots dit la Raicle.<br>Le 11 janvier l\u2019enqu\u00eate se poursuit avec de nouveaux t\u00e9moins en \u00ab&nbsp;l\u2019hostel&nbsp;\u00bb de Jacques Dordoz, de la Grandville.<\/p>\n\n\n\n<p>Le septi\u00e8me t\u00e9moin, Othenin Barbe, du Locle, demeure Chieux le Pic (Chez le Pic) dans une maisons qu\u2019il a acquise de Pierrot Bergeon, est \u00e2g\u00e9 de vingt-huit ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Huiti\u00e8me t\u00e9moin, Othenin Calame fils de Jacques Calame, du Locle \u00e2g\u00e9 de trente ans. Il a souvent vu Guillammot Choppart au Locle, dans sa maison o\u00f9 il&nbsp;\u00ab&nbsp;tient commun\u00e9ment vendition de vin&nbsp;\u00bb, o\u00f9 il mangeait et buvait sans la plupart du temps payer sa d\u00e9pense, il lui doit d\u2019ailleurs encore dix gros monnaie de Bourgogne. Il se souvient \u00ab&nbsp;\u00e0 ung jour de foire que l\u2019on appelle coustal audit Locle, qu\u2019est envyron la feste saincte croix de septembre ordinairement chascun an et fut banquestez en l\u2019ostel dudit d\u00e9posant avec Pierrot Bergeon dudit Mortau et aultres que despendirent chascun d\u2019eulx deux solz de roy ou quatre solz de Fribourg et apr\u00e8s [\u2026] ledit Guillammot Choppart dit audit Pierrot Berjon qu\u2019il deust payer illec son escot, ce que reffusa ledit Bergeon faire&nbsp;\u00bb sur quoi Chopard devint tr\u00e8s mena\u00e7ant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le neuvi\u00e8me t\u00e9moin, Jehannette femme du pr\u00e9c\u00e9dent t\u00e9moin, \u00e2g\u00e9e de trente ans, confirme les dires de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>Dixi\u00e8me t\u00e9moin, honorable Estevenin Girardot dit Raicle, \u00e2g\u00e9 de cinquante ans.<br>Onzi\u00e8me t\u00e9moin, Estevenin Symonnin.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>C\u2019est sans doute le lieutenant de bailliage de Pontarlier qui condamne Guillaume Choppart \u00e0 la peine capitale, peine dont il fait appel au parlement de Dole qui conclut tr\u00e8s vite. On lit en effet dans registre des arr\u00eats de l\u2019ann\u00e9e 1550 \u00e0 la date du 24 juillet&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La cour condamne ledit Choppart pour le cas susdit \u00e0 estre ce jourd\u2019huy par l\u2019ex\u00e9cuteur de la haulte justice men\u00e9 et conduit sur le tartre de ce lieu et illec&nbsp;<strong>pendu et estrangl\u00e9 tellement que mort s\u2019ensuyve<\/strong>, ordonnant aux officiers dudit Mortaul parchever diligemment la proc\u00e9dure commenc\u00e9e contre Pierrot Bergeon et Guillame Michiel le vieux et proc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9cision d\u2019icelle sans dissimulation ou faveur de personne quelconque&nbsp;\u00bb.<a href=\"applewebdata:\/\/91124156-5BDC-4262-A51D-F754BEF1E9A4#_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/numa-monneret.fr\">Retour \u00e0 la page d&rsquo;accueil<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/91124156-5BDC-4262-A51D-F754BEF1E9A4#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Tison.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/91124156-5BDC-4262-A51D-F754BEF1E9A4#_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;A.D.D. 2B2416, fol\u00b0 176.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les origines CHOPARD (Choppard, Chopart, Choppart)&nbsp;\u2013 1330 \u00e0 Villers-le-Lac; 1415 \u00e0 Grand\u2019Combe-Ch\u00e2teleu avec Perrin Chopard venu du village des Brenets qui faisait alors partie de la seigneurie de Morteau. Les Chopard sont d\u00e9j\u00e0 sur les c\u00f4tes de Chaillexon, \u00e0 Villers-le-Lac, d\u00e8s 1330 avec celui qui semble bien \u00eatre leur anc\u00eatre, \u00ab l\u2019eschopart \u00bb, qui \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-445","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=445"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":823,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445\/revisions\/823"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=445"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=445"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/numa-monneret.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=445"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}